© AFP - BRUCE WEAAlors que la navette américaine Atlantis poursuit son voyage vers le télescope spatial Hubble, les ingénieurs de la Nasa évaluent des dégâts constatés sur une aile, qualifiés pour le moment de "mineurs". Les sept astronautes ont inspecté pendant dix heures mardi à l'aide de caméras les ailes et le dessous de la navette et ont trouvé une série d'entailles sur des tuiles de protection anti-chaleur sous l'aile droite, des dégâts qualifiés de "superficiels" par l'Agence spatiale américaine.
Rien à voir, a priori, avec le cas Colombia. La navette s'était désintégrée lors de sa rentrée dans l'atmosphère à cause de dégâts non détectés sur le bouclier de protection thermique qui s'étaient produits au moment du lancement, en raison d'une collision avec un morceau de la mousse isolante du réservoir de carburant. Cette fois, a indiqué à la presse le principal directeur de vol, Tony Ceccaci, "il y a quatre tuiles qui présentent quelques dégâts" à leur surface qui "ont l'air tout à fait mineurs". Ils ne devraient donc, semble-t-il, pas compromettre le retour d'Atlantis sur terre.
Endeavour sur son pas de tir en "navette de secours"
Les images doivent être analysées pendant deux jours mais les scientifiques de la Nasa ne pensent pas qu'une deuxième inspection sera nécessaire. "La même quantité de dégâts dans un autre endroit serait plus critique. Les dégâts semblent relativement superficiels et ils ne sont pas très étendus", a estimé LeRoy Cain, chef de l'équipe de gestion des missions de la Nasa.
Dan Burbank chargé de la communication avec la navette a indiqué à son commandant Scott Altman que "sur la base d'une évaluation préliminaire cela n'a pas l'air trop sérieux". Selon lui, la navette a sans doute été endommagée 103 secondes après le début de sa montée en orbite lorsqu'un censeur de l'aile droite a enregistré un choc. Ni l'origine, ni la taille ni le poids du débris en question n'ont pu être déterminés.
Atlantis, lancée lundi depuis Cap Canaveral pour une dernière mission de réparation et de modernisation de Hubble, en orbite depuis 19 ans et qui a révolutionné l'astronomie, doit effectuer à cette occasion un vol bien plus risqué que s'il s'agissait de se rendre à la Station spatiale internationale. A cause notamment du danger accru d'une collision avec une micro-météorite ou un débris spatial dans l'orbite élevée de Hubble. La Nasa estime le risque de collision avec un débris à une chance sur 221 lors de ce vol contre près d'une chance sur 300 pour l'ISS. Une navette de secours, Endeavour, a été exceptionnellement placée sur un autre pas de tir du Centre Kennedy, prête à être lancée dans les sept jours avec un équipage de quatre astronautes pour une éventuelle mission de secours. En cas de problème, Atlantis serait en effet trop loin de l'ISS pour venir s'y amarrer.
D'après agence
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