
La navette spatiale américaine Atlantis a atteint lundi l'orbite terrestre moins de neuf minutes après son lancement de Floride, avec sept astronautes à bord dont une femme, pour une dernière mission d'entretien du télescope Hubble. Atlantis s'était arrachée de son pas de tir comme prévu au Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral en Floride, sous un ciel dégagé. Les deux fusées d'appoint, qui assurent 80% de la poussée peu après le lancement, se sont séparées comme prévu deux minutes après le décollage pour retomber dans l'Atlantique où elles seront récupérées et réutilisées. L'orbiteur avançait alors à cinq fois la vitesse du son et atteignait près de 26.000 km/h quand il est arrivé en orbite.
Hubble à La Géode : la tête dans les étoiles
<b>Chronique - </b> En 2009, les astronautes d'Atlantis partent dans l'espace réparer le télescope Hubble. A bord de leur navette, une caméra Imax pour immortaliser leur aventure. A découvrir sur l'écran hémisphérique de la Cité des sciences à Paris, depuis mercredi.
Publié le 13/10/2010
Atlantis va maintenant poursuivre son ascension pour un rendez-vous avec Hubble à 563 km d'altitude --soit quasiment deux fois celle (350 km) de la Station spatiale internationale (ISS)-- mercredi en début d'après-midi. "Si nous réussissons (cette mission), Hubble sera plus puissant et plus robuste que jamais et fonctionnera encore au moins jusqu'en 2014", avait expliqué récemment Ed Weiler, directeur des missions scientifiques à la Nasa. Hubble sera pleinement opérationnel en attendant l'arrivée en 2013 de son successeur, le James Webb Space Telescope, capable de remonter jusqu'au "Big bang" qui a marqué la naissance de l'univers il y a 13,7 milliards d'années.
Puissance multipliée de 10 à 70 fois
Au cours de cinq sorties orbitales de 7 heures chacune, les astronautes vont procéder à de multiples tâches dont certaines nécessitent des techniques de haute précision. Ils vont remplacer les six gyroscopes de Hubble, ses six batteries, sa protection thermique, son système informatique de secours et installer deux nouveaux instruments, le spectromètre des origines des rayonnements cosmiques (Cosmic Origins Spectrograph ou COS) et une caméra à champ large (Wide Field Camera 3).
La puissance d'observation et de découverte de Hubble va ainsi être multipliée de dix à 70 fois.
Outre la difficulté technique, la mission est plus risquée qu'un vol vers l'ISS, du fait du danger accru d'un impact catastrophique d'une micro-météorite ou d'un débris orbital à l'altitude plus élevée de l'orbite de Hubble. La Nasa estime ce risque à une chance sur 221 lors de ce vol contre près d'une chance sur 300 pour l'ISS. Une navette de secours, Endeavour, a été exceptionnellement placée sur un autre pas de tir du Centre Kennedy, prête à être lancée dans les sept jours avec un équipage de quatre astronautes pour une éventuelle mission de secours. Atlantis sera trop loin de l'ISS pour venir s'y amarrer. Après cette mission, il ne restera que huit vols avant la mise en retraite des trois navettes en septembre 2010, une fois l'ISS achevée.
D'après agence
Retour MYTF1
Hubble à La Géode : la tête dans les étoiles
Chargement en cours...



