Simulation d'épidémie à Nice

le 05 juin 2009 à 16h28 , mis à jour le 05 juin 2009 à 16h44

Les participants d'un congrès à Nice ont été équipés de badges qui enregistraient leurs déplacements et leurs entrées en contact. Objectif : simuler une propagation de la grippe A/H1N1.

[Expiré] foule croissance gens rue © SXC.HU

A quelle vitesse une épidémie se propage-t-elle ? Et quelle est son intensité ? Des questions d'actualité alors que l'épidémie de grippe A/H1N1 risque de passer prochainement au stade pandémique. Des chercheurs se sont donc livrés à un petit test lors du congrès de la Société française d'hygiène hospitalière, qui s'est déroulée jeudi et vendredi à Nice.

Les 400 participants ont été équipés d'un petit badge émetteur-récepteur dit RFID (Radio Frequency Identification), capable d'enregistrer leurs contacts durant les deux jours du congrès. "Nous partons de l'hypothèse où dix personnes arriveraient avec la grippe et nous voulons déterminer combien d'autres repartiraient avec le virus", en fonction du nombre de contacts entre les individus badgés, a expliqué Philippe Vanhems, professeur d'épidémiologie et de santé publique à l'Hôpital Edouard Herriot (Lyon).

Dotés d'un réseau complexe de microprocesseurs, les badges cliquent lorsque deux individus badgés se rencontrent. Le clic est capté par les antennes et renvoyé à des serveurs qui rassemblent les données. Un écran aménagé dans la salle d'exposition du congrès permet de suivre le parcours des badgés et fait apparaître les moments de contacts. Les données enregistrées doivent faire l'objet, dans une seconde phase, d'études statistiques.

Modèle grippal

"Nous sommes dans un contexte où nous anticipons ce qui pourrait se produire si une population était exposée à un risque infectieux en milieu confiné", indique Philippe Vanhems. Les organisateurs du projet ont décidé d'appliquer à leur modèle les grilles sur les probabilités de transmission de la grippe A/H1N1, qui viennent d'être publiées dans les revues Science et Eurosurveillance. Les modèles statistiques seront reproduits en partant d'hypothèses différentes (20, 30 personnes contaminées au départ ou plus).

Le coût de l'expérience est plutôt modeste : 20.000 euros (non compris les salaires des chercheurs) financés par divers sponsors et organismes publics, précise Alain Barrat du Centre de physique théorique de Marseille, qui a mis au point certains aspects de la technologie avec Jean-François Pinton, de l'Ecole normale supérieure de Lyon. Des chercheurs italiens de l'Institute for scientific interchange, une fondation turinoise, ont également collaboré à la mise en place de l'expérience.

Il s'agit d'une "première" en France, soulignent les organisateurs, ajoutant que l'expérience a été faite dans quelques autres villes européennes, notamment Dublin, Turin et Berlin, mais à une moindre échelle. La méthode sera ultérieurement étendue à certains secteurs de la population hospitalière pour décrire et comprendre les modes de diffusion des maladies nosocomiales. Une première expérience pourrait avoir lieu à l'hôpital Edouard Herriot de Lyon.

D'après agence

le 05 juin 2009 à 16:28
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3 Commentaires

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  • Averara13, le 05/06/2009 à 23h25

    Super idee çà permettrait peut etre de reagir en cas de pandemie

  • Averara13, le 05/06/2009 à 23h25

    Super idee çà pourrait aide a mieux reagir si il y a pandemie

  • Averara13, le 05/06/2009 à 23h24

    Super idee ces tests permettrons peut etre a grande echelle à mieux reagir si il y a pandemie

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