© REUTERS/NASA
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20 juillet 1969 : "Un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité". Neil Armstrong était le premier homme à poser le pied sur la Lune. Le lyrisme et l'émotion des propos de Neil Armstrong nous sont parvenus intacts. 40 ans après, les Etats-Unis célèbrent avec fierté leur conquête du satellite de la Terre. Mais le souvenir d'une Amérique conquérante et optimiste est terni par l'incertitude qui pèse sur les ambitions spatiales du pays et l'avenir de ses vols habités.
Evidemment, l'anniversaire de l'exploit scientifique américain sera célébré en grandes pompes. Les principales festivités s'étalent du 16 au 24 juillet, dates marquant respectivement le lancement vers la Lune de la mission Apollo 11 depuis Cap Canaveral en Floride -devenu le Centre Spatial Kennedy- et le retour triomphal de Neil Armstrong, Buzz Aldrin, deuxième homme à avoir foulé le sol lunaire, et Michael Collins (qui lui était alors resté en orbite lunaire). Les trois hommes seront honorés lundi à la Maison Blanche par le président Barack Obama. L'événement est célébré du Centre Kennedy en Floride (sud-est) au centre spatial de Houston au Texas (sud), où se trouvait la salle de contrôle, en passant par le célèbre musée de l'Air et de l'Espace à Washington et l'Orchestre symphonique national.
La Nasa, l'agence spatiale américaine qui a réussi l'exploit, s'est aussi mobilisée sur son site internet pour marquer l'occasion. Elle a entre autres présenté des vidéos restaurées de la mission Apollo 11 grâce à la chaîne CBS qui a conservé dans ses archives les images de l'époque, notamment des premiers pas de Neil Armstrong, dont la Nasa avait perdu une partie de la bande originale. Et elle a mis en ligne les enregistrements de conversations entre les astronautes jamais entendues par le grand public.
"Quels sont nos moyens ?"
La conquête de la Lune avait couronné la prééminence des Etats-Unis face à l'URSS dans la conquête naissante de l'espace en pleine Guerre froide. Mais son 40e anniversaire intervient à un moment crucial pour les ambitions spatiales américaines. Le président Barack Obama a demandé un ré-examen approfondi du programme Constellation lancé par son prédécesseur George W. Bush en 2004 dont l'objectif est un retour des Américains sur la Lune d'ici 2020 comme première étape à des vols habités vers Mars et au-delà. La commission d'experts indépendants formée par le président américain et présidée par Norman Augustine, ancien PDG du groupe de défense américain Lockheed Martin et figure respectée, doit faire des recommandations fin août. "Nous avons la technologie pour poser des humains sur Mars mais la question est de savoir quels sont nos moyens ?", disait récemment Norman Augustine en référence à la crise économique, à l'explosion du déficit budgétaire américain et aux priorités intérieures.
Indice qui augure mal de la poursuite du rêve spatial à court terme, l'influent parlementaire démocrate, Barney Frank, a récemment estimé que "l'exploration spatiale humaine est beaucoup trop coûteuse en termes de rendement scientifique" par rapport à l'exploration robotique.
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