Il ne s'agit pas encore, pour la Chine, de permettre à un "taïkonaute" (le terme chinois servant à désigner un explorateur spatial, quand les Etats-Unis parlent d'un "astronaute", les Russes d'un "cosmonaute" et les Européens d'un "spationaute") d'imprimer l'empreinte de son pied sur la Lune. Mais on s'en approche. Car après avoir déjà lancé deux sondes en direction de notre satellite, la Chine compte bien, l'année prochaine, lancer un troisième engin qui, lui, sera destiné à se poser sur la Lune.
La mission Chang'e-3, qui se déroulera dans la seconde moitié de 2013, s'inscrit dans un ambitieux programme par étapes de Pékin, censé culminer par l'envoi d'hommes sur la Lune vers 2020. Les deux précédentes sondes lunaires chinoises, Chang'e-1 (lancée en octobre 2007) et Chang'e-2 (lancée en octobre 2010), ont permis, après leur mise en orbite, d'effectuer des observations détaillées du satellite naturel de la Terre. La mission Chang'e-3, si elle se déroule comme prévu, permettra à la Chine d'effectuer le premier alunissage de son histoire. Une mission ultérieure prévoira le retour d'une sonde lunaire vers la Terre, a précisé lundi soir l'agence Chine nouvelle.
La Chine met les bouchées doubles pour s'affirmer comme membre du club très fermé des grandes puissances spatiales, en comblant son retard sur la Russie et les Etats-Unis, notamment dans le domaine des vols habités. Pékin avance ainsi à grandes enjambées dans un programme pour se doter d'une station orbitale permanente. En juin dernier la mission Shenzhou IX a permis à la Chine de prouver sa maîtrise des rendez-vous spatiaux, étape essentielle dans la conquête de l'espace, avec pour la première fois une femme à bord du vaisseau qu'elle a envoyé en orbite.










