La sonde martienne russe serait tombée dans le Pacifique

le 15 janvier 2012 à 22h21 , mis à jour le 15 janvier 2012 à 22h26

La Russie pense que les fragments de sa sonde martienne défectueuse Phobos-Grunt sont tombés dimanche soir dans l'océan Pacifique, a déclaré un responsable du ministère de la Défense.

L'Argentine, la Chine, l'Atlantique avaient été évoquées : ce serait finalement dans le Pacifique que les fragments de la sonde martienne défectueuse Phobos-Grunt seraient tombés dimanche. "Selon nos calculs, la chute (...) a dû avoir lieu à 21h45 heure de Moscou (18h45 heure de Paris)", a déclaré le colonel russe Valéri Zolotoukhine cité par l'agence Interfax. Cité par l'agence d'Etat Itar-Tass, ce responsable du ministère de la Défense a précisé que les fragments étaient  tombés à 1.250 km à l'ouest de l'île de Wellington.

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Les forces spatiales du ministère de la Défense ont contrôlé la dernière phase de la sortie de l'orbite, a expliqué le militaire. "Cela a permis de pronostiquer avec une haute probabilité le lieu et l'heure de la chute de l'appareil", a souligné le colonel Zolotoukhine. L'agence spatiale russe Roskosmos qui peinait ces derniers jours à dire où sa sonde allait tomber était injoignable dimanche soir. La dernière information disponible sur son site et faisant état de la situation à 16h15 GMT (17h15 heure de Paris), annonçait que la chute devait intervenir entre 17Hh0 et 18h34 GMT (entre 18h50 et 19h34 heure de Paris) en désignant "le point moyen" dans l'océan Atlantique.  Ses prévisions concernaient cependant une large partie du globe : l'Amérique du Sud, l'Afrique de l'Ouest et du Nord, l'Europe, une large partie de l'Asie, l'Australie et les océans Atlantique et Pacifique. Une source dans le secteur spatial citée par l'agence Ria Novosti a de son côté affirmé que les fragments étaient tombés dans l'océan Atlantique, près de la côte brésilienne.
  
Phobos-Grunt, lancée le 9 novembre, devait se diriger vers un satellite de Mars, Phobos, et en ramener des échantillons, mais elle a échoué à s'affranchir de l'attraction de Terre. Cet appareil d'un coût de 165 millions de dollars devait marquer le retour de la Russie dans l'exploration interplanétaire, abandonnée après l'échec en novembre 1996 de la sonde Mars 96 qui était retombée dans l'océan Pacifique. La Russie aura du mal à établir les causes de cet échec, a estimé dimanche un responsable du secteur spatial russe cité par l'agence Interfax. "Nous n'avons pratiquement pas de données télémétriques de l'appareil, les données indirectes ne sont pas suffisantes", a déclaré ce responsable. "Je suis sûr que les conclusions de la commission d'enquête seront basées sur des suppositions et non sur des faits réels", a-t-il poursuivi.

2011, annus horribilis pour l'industrie spatiale russe
  
Phobos Grunt, lancée le 9 novembre, devait se diriger vers un satellite de Mars, Phobos, et en ramener des échantillons, mais elle a échoué à s'affranchir de l'attraction de Terre. Depuis, son orbite baisse lentement. Cet appareil d'un coût de 165 millions de dollars devait marquer le retour de la Russie dans l'exploration interplanétaire, abandonnée après l'échec en novembre 1996 de la sonde Mars 96 qui était retombée dans l'océan Pacifique. L'industrie spatiale russe a connu une année noire en 2011, la perte de Phobos-Grunt étant l'un des cinq lancements russes à avoir échoué. Le dernier en date remonte au 23 décembre, lorsqu'un satellite de communications militaires et civiles est retombé en Sibérie en raison d'une panne de la fusée Soyouz le transportant.
  
Plus grave, l'échec en août du lancement par Soyouz d'un vaisseau de ravitaillement vers la Station spatiale internationale a paralysé pendant environ trois mois les départs vers l'ISS. Revenant sur ces déboires le 10 janvier, le directeur de Roskosmos, Vladimir Popovkine a évoqué un complot étranger pour expliquer la perte de certains appareils. "On ne sait pas pourquoi les incidents avec nos appareils se produisent justement au moment où ils survolent ce qui pour la Russie est le côté 'sombre' de la Terre, là où nous ne voyons pas les appareils et où nous ne recevons pas leurs données télémétriques", a-t-il dit au journal Izvestia. "Je ne veux accuser personne mais il y a aujourd'hui des moyens très puissants contre les vaisseaux spatiaux, dont l'utilisation ne peut pas être exclue", a estimé M. Popovkine.

le 15 janvier 2012 à 22:21
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2 Commentaires

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  • gege-75000, le 16/01/2012 à 12h02

    De toutes façons, si quelqu'un l'a pris sur la tronche, il n'est plus là pour le dire :-)

  • moi, le 16/01/2012 à 02h12

    Koi

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