© sxc.huVoilà une étude qui tombe au mieux pour les opposants à la cigarette. Au lendemain d'un vote d'une majorité de députés UMP pour interdire de fumer dans tous les lieux publics et le jour même où la mission sur le tabac doit auditionner le ministre de la Santé, des relevés scientifiques indiquent que la qualité de l'air est "dangereuse" dans 42% des lieux publics en France à cause du tabac. La France se situe au 6e plus mauvais rang derrière la Syrie, la Roumanie, le Liban, la Belgique et Singapour, selon cette étude du Centre international de recherche sur le cancer, basé à Lyon, et le Roswell Park Cancer Institute.
L'enquête, menée dans 24 pays, a mesuré le nombre de particules fines principalement issues de la fumée de cigarette en suspension dans l'air de bars, restaurants, discothèques, mais aussi gares, aéroports, universités et hôpitaux. Le seuil de dangerosité de ces particules a été fixé à 250 microgrammes par m3 d'air, par l'agence américaine de protection environnementale. Dans 42,1% des 53 lieux testés en France, les mesures ont fait état d'un taux supérieur au seuil de dangerosité, avec un maximum de 2397 µg/m3 dans une discothèque parisienne.
L'étude relève une différence entre les lieux où l'interdiction de fumer est respectée (aéroports, hôpitaux et universités), où la qualité de l'air est "bonne à modérée", ceux où l'interdiction est outrepassée (gares), où la qualité est "malsaine", et ceux où il n'y a pas de règles (bars et discothèques), où l'air est "dangereux". Conclusion du comité national contre le tabagisme : "Prendre la mesure par palier, d'abord les restaurants, puis les bars ou les discothèques, serait incompréhensible puisque ce sont les lieux les plus pollués". L'Institut national du cancer confirme. A bon entendeur.
Une décision à la mi-octobre |
Le ministre de la Santé a annoncé mardi que le gouvernement prendrait d'ici "la mi-octobre" sa décision sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Xavier Bertrand s'est prononcé pour sa part en faveur d'un décret applicable dès le 1er janvier, en particulier dans les entreprises et administrations publiques, avec d'éventuelles "adaptations" et une "progressivité" pour certains secteurs d'activité. Ecartant la nécessité d'une loi, il a relevé qu'un décret pourrait être publié "avant fin novembre", si telle était la décision retenue par le gouvernement.
D'après agence
Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, répond en direct à toutes vos questions dans l'émission On en Parle, ce jeudi 28 septembre, à 9h10. Réagissez par téléphone au 01 41 41 43 00, par mail (onenparle@lci.fr) ou sur le forum de l'emission ici |
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