© sxc.hu"Un effort européen de grande ampleur", c'est en ces termes que le CNRS qualifie lundi le lancement du projet Neurodys. Quinze groupes de recherche issus de 10 pays européens vont tenter pendant trois ans de déterminer les facteurs biologiques, génétiques et environnementaux impliqués dans la dyslexie (difficulté d'acquisition du langage écrit) et la dysphasie (difficulté dans la compréhension et la production du langage).
L'imagerie médicale peut dire si un adolescent vaincra la dyslexie
L'imagerie du cerveau permet de prédire, dans la plupart des cas, si un adolescent souffrant de dyslexie pourra ou non surmonter ce trouble de l'apprentissage de la lecture.
Publié le 21/12/2010
Outre le CNRS, cette étude mobilise en France des équipes de l'Inserm, de l'Institut Pasteur et de six centres référents pour les troubles du langage à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Grenoble. Plus de 4000 enfants dyslexiques âgés de 8 à 12 ans, sur les 2,5 millions de petits Européens qui souffrent de ce trouble de l'apprentissage, participent volontairement au projet. Les membres de leur famille qui présentent ou ont présenté un trouble du langage peuvent également être impliqués.
Un enfant sur dix
"Les troubles développementaux du langage (dyslexie et dysphasie) affectent environ 10% des enfants", pointent les chercheurs français sur Genedys.org, le site internet français dédié au projet. "Ces troubles s'observent chez des enfants normalement intelligents, même en l'absence de troubles sensoriels non corrigés, ou de handicaps socioculturels ou pédagogiques", soulignent-ils.
Dyslexie et dysphasie s'expliquent par les "déficits de certaines fonctions cognitives", des fonctions liées à la connaissance et qui sont nécessaires pour l'acquisition du langage. A l'origine de ces déficits, "des dysfonctionnements des aires cérébrales qui supportent ces fonctions", écrivent les chercheurs. Les causes de ces dysfonctionnements sont "multiples", à savoir : biochimiques, sociales, pédagogiques mais aussi génétiques.
L'Europe en pointe
Financé à hauteur de trois millions d'euros par la Commission européenne, Neurodys permettra de mettre en place "la plus grande base de données biologiques au monde sur la dyslexie", assurent les organismes de recherche français, ce qui "placera l'Europe à l'avant-garde de la recherche sur ce trouble".
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