Vaste étude européenne sur la dyslexie

Par M. D., le 25 septembre 2006 à 11h36 , mis à jour le 25 septembre 2006 à 15h37

Quinze laboratoires européens vont tenter de déterminer les facteurs biologiques, génétiques ou sociaux liés à ce trouble de l'apprentissage. Un projet ambitieux qui s'étalera sur trois ans.

[Expiré] enfants livre lecture littérature conte © sxc.hu

"Un effort européen de grande ampleur", c'est en ces termes que le CNRS qualifie lundi le lancement du projet Neurodys. Quinze groupes de recherche issus de 10 pays européens vont tenter pendant trois ans de déterminer les facteurs biologiques, génétiques et environnementaux impliqués dans la dyslexie (difficulté d'acquisition du langage écrit) et la dysphasie (difficulté dans la compréhension et la production du langage).

Plus d'infos

Outre le CNRS, cette étude mobilise en France des équipes de l'Inserm, de l'Institut Pasteur et de six centres référents pour les troubles du langage à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Grenoble. Plus de 4000 enfants dyslexiques âgés de 8 à 12 ans, sur les 2,5 millions de petits Européens qui souffrent de ce trouble de l'apprentissage, participent volontairement au projet. Les membres de leur famille qui présentent ou ont présenté un trouble du langage peuvent également être impliqués.

Un enfant sur dix

"Les troubles développementaux du langage (dyslexie et dysphasie) affectent environ 10% des enfants", pointent les chercheurs français sur Genedys.org, le site internet français dédié au projet. "Ces troubles s'observent chez des enfants normalement intelligents, même en l'absence de troubles sensoriels non corrigés, ou de handicaps socioculturels ou pédagogiques", soulignent-ils.

Dyslexie et dysphasie s'expliquent par les "déficits de certaines fonctions cognitives", des fonctions liées à la connaissance et qui sont nécessaires pour l'acquisition du langage. A l'origine de ces déficits, "des dysfonctionnements des aires cérébrales qui supportent ces fonctions", écrivent les chercheurs. Les causes de ces dysfonctionnements sont "multiples", à savoir : biochimiques, sociales, pédagogiques mais aussi génétiques.

L'Europe en pointe

Financé à hauteur de trois millions d'euros par la Commission européenne, Neurodys permettra de mettre en place "la plus grande base de données biologiques au monde sur la dyslexie", assurent les organismes de recherche français, ce qui "placera l'Europe à l'avant-garde de la recherche sur ce trouble".

Par M. D. le 25 septembre 2006 à 11:36
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2 Commentaires

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  • Vastre, le 27/09/2006 à 01h35

    Il s'agit là d'une déclaration de guerre aux partisans de la méthode globale. Chacun sait que cette façon de faire est très confortable pour les enseignants, conduit de nombreux enfants à la déroute scolaire et achemine les orthophonistes vers l'Impôt de Solidarité sur la Fortune. Il faut absolument noyer les évidences dans une étude qui recommande le statu quo ! Le confort des adultes se mérite par la détresse des enfants. Le ministre qui recommande le retour à la méthode syllabique casse la barraque !

  • BOIVIN, le 25/09/2006 à 15h55

    Je suis maman d'une enfant dyslexique actuellement scolarisée en classe de CM1. Je mene un combat depuis sa dernière année de maternelle pour que les instituteurs reconnaissent sa différence et en tiennent compte. Malheureusement rien n'est prévu par l'éducation nationale pour ces enfants que l'on place dans les enfants paresseux, bête (langage d'une institutrice) et pour aider les parents que l'on qualifie souvent de gens qui ne veulent pas laisser grandir leur enfant. Ne pourrait on pas déjà commencer ces études par les moyens à mettre en oeuvre pour intégrer ces enfants avant de rechercher de probables causes Ghislaine BOIVIN

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