L'amanite tue-mouches est un champignon toxique, mais pas mortel © TF1/LCIDeux personnes étaient toujours hospitalisées dimanche dans un service de réanimation du CHU de Rennes à la suite d'une intoxication aux champignons toxiques, mais leur état va en s'améliorant, a-t-on appris de source hospitalière. Au total, trois personnes, dont une n'est plus dans un état grave, étaient toujours hospitalisées dimanche.
La préfecture d'Ille-et-Vilaine avait annoncé vendredi soir l'hospitalisation ces deux dernières semaines à Rennes dans un état grave de 10 personnes, originaires de Bretagne, des Pays-de-la-Loire et du Centre, intoxiquées par des amanites phalloïdes ou des lépiotes ramassés en forêt. "Sur les trois personnes (intoxiquées par des champignons) hospitalisées au CHU, deux sont toujours en réanimation, mais leur état va en s'améliorant, notamment pour le patient qui risquait une transplantation. Ils nécessitent cependant toujours des soins de réanimation très techniques", a indiqué Yves Le Tulzo, professeur au service de réanimation médicale du CHU de Rennes.
La troisième en est sorti pour rejoindre un autre service de soins intensifs. Elle n'est plus dans un état grave, a-t-il ajouté. Ces trois personnes sont originaires des Pays-de-la-Loire et de la région Centre, a-t-il précisé. L'état des sept autres personnes s'est entre temps amélioré et elles ont quitté le CHU de Rennes pour rejoindre des hôpitaux plus proches de leurs domicile. Leurs cas vont toutefois encore nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs mois de suivi médical, selon le médecin.
Grande prudence
L'ingestion des amanites phalloïdes ou des lépiotes peut être très grave car ces champignons contiennent une toxine qui met le foie hors d'état d'épurer le sang et peut ainsi endommager les cellules des autres organes, cerveau inclus.
Les autorités sanitaires et les médecins ont appelé les ramasseurs de champignon à la plus grande prudence. "Il faut identifier scientifiquement le champignon. Il ne suffit pas de l'avoir vu sur Internet ou même d'avoir des images sur soi, il faut avoir lu des livres", martèle le docteur Baert, responsable du centre anti-poison du CHU de Rennes.
Les symptômes, dont le délai d'apparition des signes peut "largement dépasser six heures" en particulier dans les cas graves, sont le plus souvent les nausées, les vomissements, les diarrhées et les douleurs abdominales. Dès leur apparition, il convient de contacter un médecin et de noter les heures des repas en cause.
D'après agence
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