
Les autorités israéliennes ont levé lundi la suspension des vaccinations contre la grippe décidée la veille, après la mort de quatre Israéliens qui venaient de recevoir un vaccin de Sanofi-Pasteur, filiale du groupe français Sanofi-Aventis.
Les spécialistes israéliens et les représentants du groupe pharmaceutique, qui ont mené des tests, ont "complètement exclu toute possibilité de lien" de cause à effet, a déclaré lundi soir le ministre israélien de la Santé, Yaacov Ben Yizri. Les vaccinations "peuvent reprendre ce soir (lundi)", a-t-il ajouté, avant de se faire lui-même vacciner devant les caméras de télévision. Plus de 100.000 Israéliens ont été vaccinés contre la grippe cette année, selon le ministère de la Santé.
Les quatre victimes, âgées de 53, 67, 70 et 75 ans, avaient été vaccinées dans le même centre de Kiryat Gat. Les victimes étaient d'un "âge avancé et souffraient de maladie chronique", a indiqué Alain Bernal, porte-parole du laboratoire Sanofi-Pasteur, leader mondial des vaccins contre la grippe, estimant que ces décès étaient "peut-être de la statistique pure".
Informations analysées en France
"Les décès sont intervenus entre plusieurs heures et six jours après la vaccination", a précisé à LCI.fr Jean-Marc Podvin, porte-parole du groupe Sanofi-Aventis. "Lors de son annonce, poursuit-il, le ministre israélien de la Santé a indiqué qu'après les premières investigations, aucun élément ne permettait d'associer ces décès au vaccin." La suspension concerne un lot de vaccin -celui utilisé pour les quatre victimes- et a été prise par mesure de précaution, assure encore le porte-parole.
"A ce stade, selon les informations dont nous disposons, rien n'indique que ces décès soient liés au vaccin" commercialisé par Sanofi-Pasteur, a pointé plus tôt dans la journée la direction générale de la Santé (DGS). "Selon le laboratoire Sanofi-Pasteur, le lot utilisé n'a été commercialisé qu'en Israël", a précisé le communiqué, ajoutant que "Xavier Bertrand, ministre de la Santé, [avait] immédiatement saisi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et demandé à ce que l'Agence européenne du médicament le soit également, afin qu'ils évaluent très rapidement la situation".
Contactée par LCI.fr, l'Afssaps a précisé lundi matin qu'elle "récupère des informations auprès du ministère israélien de la Santé et du laboratoire". Et d'ajouter : "Aucune décision ne sera prise avant d'avoir recueilli ces informations et de les avoir analysées".
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