Couloir d'hôpital © TF1/LCILe célèbre flegme des Britannique aurait des conséquences plutôt inattendues sur leur santé : une personne sur quatre attendrait avant de prévenir les secours en cas de douleur à la poitrine, souvent signe d'un malaise cardiaque, selon une étude publiée lundi.
La Fondation britannique pour le coeur (BHF), soulignant qu'en cas d'incident cardiaque chaque seconde compte, a ainsi déploré lundi dans un rapport que la "réserve" des Britanniques fait que trop de gens décident "d'attendre et de voir". Cette étude est publiée à l'occasion du lancement par la BHF d'une campagne de sensibilisation - menée sous le slogan "Le doute tue" - afin d'inciter la population à agir dès les premiers signes d'un malaise.
"Des statistiques très inquiétantes"
La plupart des personnes pense qu'une crise cardiaque est extrêmement douloureuse et met donc une douleur moindre sur le compte d'une indigestion, a expliqué la Fondation. Près de deux-tiers des personnes interrogées (64%) téléphonerait à un ami, un membre de sa famille ou un médecin avant de s'adresser aux services de secours d'urgence si elles ressentaient une douleur à la poitrine. 80% disent qu'ils mettraient en doute la gravité de la situation et 42% préfèreraient attendre pour voir si la douleur se calme. Les personnes ayant des symptômes d'une crise cardiaque attendent ainsi en moyenne 90 minutes avant d'appeler une ambulance, et en moyenne 2 heures 40 s'écoulent avant qu'un traitement soit finalement administré.
"Ces statistiques sont très inquiétantes", a relevé le professeur Peter Weissberg, directeur médical de la BHF. "C'est peut-être dû à notre réserve naturelle et notre flegme mais cela coûte des vies", a-t-il regretté. Les maladies cardiaques sont les plus meurtrières de Grande-Bretagne et ont causé près de 106.000 décès en 2004. Il y a environ 230.000 attaques cardiaques chaque année dans le pays. Une personne souffre d'une crise cardiaque toutes les deux minutes en Grande-Bretagne et environ une sur trois décède avant d'arriver à l'hôpital, selon la Fondation. Nombreux sont celles qui vivent ensuite avec de lésions permanentes au muscle cardiaque.
D'après agence
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