Trois accidents au monoxyde de carbone en deux jours

Par D.H. (avec agence), le 27 décembre 2006 à 20h44 , mis à jour le 27 décembre 2006 à 22h24

30 personnes ont été intoxiquées mardi et mercredi dans le Val-de-Marne et dans l'Essonne, à cause de chauffages défectueux.

gaz bombe

Invisible et inodore, le monoxyde de carbone, résultat d'une mauvaise combustion, est un gaz asphyxiant à l'origine chaque année en France de quelque 6000 intoxications et 300 décès dont 150 d'origine domestique. Ces deux derniers jours, trois accidents ont entraîné l'intoxication au monoxyde de carbone de 30 personnes, dont 11 gravement, même si leurs jours ne sont pas en danger.

10 Péruviens, âgés de 18 à 50 ans, ont été intoxiquées au monoxyde de carbone et hospitalisés mercredi au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, dont trois plus sérieusement, à la suite d'un dysfonctionnement de chaudière à gaz. Quelques heures plus tôt, les pompiers ont indiqué que 6 personnes avaient été également intoxiquées au monoxyde de carbone dans la matinée à Massy, dans l'Essonne, dont une, âgée de 14 ans, plus grièvement, à cause d'un chauffage au pétrole mal réglé. La veille, 14 personnes avaient elles aussi été intoxiquées au monoxyde de carbone, dont 7 grièvement, à cause d'un chauffe-eau défectueux à Brunoy, dans l'Essonne.

Séquelles possibles

Le monoxyde de carbone est l'une des principales causes d'intoxication accidentelle en milieu domestique. Il peut être mortel en moins d'une heure en prenant la place de l'oxygène dans le sang. Il existe deux types d'intoxication, rappelle l'Inpes: "l'intoxication aiguë", rapide, qui entraîne des vertiges, une perte de connaissance, des troubles du comportement, voire le coma ou le décès, et "l'intoxication chronique", lente, dont les symptômes -maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue- peuvent ne pas se manifester immédiatement. Une intoxication grave peut laisser des séquelles : migraines chroniques, troubles de la coordination, paralysies...

Chaque année, avec l'arrivée du froid, les autorités sanitaires renouvellent les consignes de prudence et rappellent les conseils de prévention : bien ventiler et aérer le logement, même en hiver, ne pas obstruer les grilles de ventilation, faire entretenir les installations (chaudières, chauffe-eau, inserts de cheminée, poêles, conduits d'aération) par un professionnel qualifié, faire ramoner les conduits de cheminée, n'utiliser que brièvement les appareils mobiles de chauffage d'appoint fonctionnant au gaz ou au pétrole... En cas d'accident, rappelle l'Inpes, il faut aérer immédiatement les locaux, arrêter si possible les appareils à combustion, évacuer les occupants, appeler les secours : les pompiers (18), le Samu (15) ou le numéro unique d'urgence européen (112).

Par D.H. (avec agence) le 27 décembre 2006 à 20:44
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