Les infections nosocomiales reculent dans les hôpitaux

le 18 janvier 2007 à 07h22 , mis à jour le 18 janvier 2007 à 12h33

Le nombre de patients infectés varie selon le type d'établissement, de service et l'état ou l'âge du patient.

TF1/LCI : Couloir d'hôpitalCouloir d'hôpital © TF1/LCI

Les infections nosocomiales, contractées lors d'une hospitalisation, "tendent à la baisse en France", selon une vaste enquête conduite par l'Institut de veille sanitaire (InVS) dont les résultats préliminaires sont publiés ce jeudi en ligne (www.invs.sante.fr). Cette baisse est davantage marquée pour les infections dues au staphylocoque doré résistant à l'antibiotique méticilline (SARM), souligne l'InVS. Cette enquête nationale de recensement des infections nosocomiales, réalisée un jour donné en juin 2006, a concerné 2.337 établissements de santé, publics ou privés, représentant 95% des lits d'hospitalisation et 358.467 patients.

Les infections urinaires, les infections respiratoires hautes et les infections du site opératoire (zone de l'opération chirurgicale sur le corps du patient) représentaient respectivement 30, 15 et 14% de l'ensemble des infections nosocomiales recensées. "Le jour de l'enquête, 17.820 patients étaient infectés, ce qui représente une prévalence (proportion) de 4,97% de patients infectés". Parmi ces patients, 19.296 infections ont été recensées, soit une prévalence des infections nosocomiales de 5,38%. Tous les services médicaux ont été inclus dans cette étude, sauf l'hospitalisation de jour ou à domicile et les maisons de retraite hospitalières.

Plus élevé dans les CHU

Les trois agents infectieux les plus fréquemment responsables sont des bactéries : Escherichia coli (25%), staphylocoque doré (19%, dont 52% de SARM) et Pseudomonas aeruginosa (10%). Les résultats de l'enquête "suggèrent une diminution modérée (-4%) de la proportion de patients infectés par rapport à l'enquête de 2001 et une diminution plus importante (-38%) de la prévalence des patients infectés par le SARM", selon l'InVS. La proportion de patients infectés en 2006 en France se situe dans les limites basses de celles observées (4,9 à 8,5%) lors d'autres enquêtes européennes depuis 2000, selon lui.

Par ailleurs, 56.926 patients (15,88%) étaient traités par anti-infectieux au moment de l'enquête. Le nombre de patients infectés varie selon le type d'établissement, de service et l'état et l'âge du patient. Il est ainsi plus élevé dans les CHU, les centres anti-cancéreux et en réanimation, chez les patients âgés, atteints de graves maladies, opérés ou intubés ou porteurs de sonde urinaire.

(D'après agence)

le 18 janvier 2007 à 07:22
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5 Commentaires

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  • SOPHIE GLENAT, le 19/01/2007 à 01h54

    ... C'EST DES ETUDIANTS EN MEDECINE DE PREMIER ANNEE... OU BIEN DES "INTERMITTANTS" DE LA MEDECINE... !

  • Christine, le 18/01/2007 à 22h26

    Effectivement, la fiabilité de cette enquête laisse à désirer. Rien que pour les Solutés Hydro Alcooliques, c'est le volume de consommation par l'établissement qui est un indicateur! autant dire que même si vous les videz dans les toilettes au lieu de les utiliser pour le nettoyage des mains, personne ne le saura et vous aurez quand même affiché le volume que la norme attend! CQFD

  • Bellenoue, le 18/01/2007 à 09h53

    J'ai contracté en 2000 le staphylocoquedore je m'en suis sorti sans trop de dommage mais mon ami lui aperdu une jambe ;il ne sait pas ou trouver un site qui l'aiderait à faire valoir ses droits contre l'hopital

  • Jo, le 18/01/2007 à 08h31

    L'enquête est elle fiable? permettez moi d'en douter je suis sorti d'un hopital privé avec un traitement anti bio je n'ai jamais réussi à connaitre la souche du germe en cause 3 mois après j'ai un staphylocoque les medecins cachent tout ce qui peut les mettre en cause le jour ou ils accepteront de se conformer à toutes les règles d'hygiène... et les autres : ces enquêtes mériteront que l'on se réjouisse

  • Vastre, le 18/01/2007 à 07h31

    La prise de conscience a entraîné un surcroît de précautions d'où découle l'amélioration observée.

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