"Un peu de souplesse" pour les hôpitaux psy

le 27 janvier 2007 à 16h50 , mis à jour le 27 janvier 2007 à 16h59

Pour les patients suivis pour une cure de sevrage alcoolique, il est "quand même difficile de leur arrêter aussi le tabac", remarque un médecin.

TF1/LCI Dans cinq jours, fumer sera interdit dans les lieux publiques (26 janvier 2007)Dans cinq jours, fumer sera interdit dans les lieux publiques (26 janvier 2007) © TF1-LCI

L'interdiction de fumer dans les lieux publics se heurtent au cas des hôpitaux psychiatriques, pour lesquels le syndicat des psychiatres d'exercice public (SPEP) demande "un peu de souplesse" dans l'application de la loi. Gérard Milleret, le secrétaire général du SPEP prend l'exemple des patients qu'il suit dans son service à La Chartreuse à Dijon pour des cures de sevrage alcoolique. Il est "quand même difficile de leur arrêter aussi le tabac", explique ce chef de service.

"Il y a un peu de souplesse à amener dans certaines conditions d'hospitalisation", dit-il en demandant "qu'il y ait au moins des lieux aménagés pour le tabac". "On est bien sûr opposé à la tabagie mais certains malades délirants ou ayant des problèmes de personnalité ne comprendraient pas qu'on leur interdise le tabac du jour au lendemain", souligne-t-il.

Suppression des coins fumeurs

Une lettre a été adressée au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a-t-il ajouté confirmant une information parue samedi dans Libération. Une interdiction de fumer dans les lieux publics en France entre en vigueur le 1er février, sauf dans un premier temps dans les cafés, tabacs, restaurants, hôtels, casinos et discothèques, qui bénéficient d'un sursis de onze mois. A l'hôpital, une circulaire du ministère de la Santé publiée vendredi au Journal officiel précise que les responsables devront imposer une interdiction "totale" de fumer dans leurs établissements, avec la suppression des coins fumeurs.

Actuellement, selon Gérard Milleret, certains services psychiatriques proscrivent déjà le tabac dans leurs locaux et "les patients doivent aller fumer dehors". D'autres ont aménagé des lieux pour le tabac, par exemple, selon Libération, la clinique de psychiatrie de Meyzieu, Rhône, qui a construit un abri fumeurs dans son parc. "D'autres établissements, enfin, sont complètement laxistes. Entre les deux attitudes, trop rigoureuse ou trop laxistes, il doit y avoir des moyens d'aménager quelque chose", plaide Gérard Milleret.

(D'après agence)

le 27 janvier 2007 à 16:50
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

17 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Hamid, le 29/01/2007 à 18h20

    J'en reviens à la psychiatrie. Il existe de nombreux hôpitaux psy en Europe, au Canada et même en France où l'interdiction de fumer à l'interieur des services (fermés et ouverts) a été très positif. Je me suis informé auprès d'un psychiatre qui a appliqué cette interdiction depuis 2 ans déjà dans un service d'un hôpital parisien. Eh bien tout s'est bien passé, ça a été une bonne expérience, même pour les fumeurs qui étaient contents de ne plus être enfumés. Par contre, la cohésion de l'équipe a été très structurante. Derrière le discours du type "les pauvres malades, il ne faut leur priver de cette liberté, etc." je crois qu'il y a un profond mépris de notre part (nous les soignants) vis à vis d'eux. Il arrive aussi que certains patients non fumeurs se plaignent non seulement d'être placés sous contrainte mais en plus de subir la fumée constamment. On ne pense jamais à eux. Bref, tout ça pour dire que de nombreux témoignages confirment que le fait de bannir le tabac a été très bénéfique pour tout le monde (soignants, ASH, patients, fumeurs et non-fumeurs, etc.) et qu'ils ne reviendraient jamais en arrière. Mais malheureusement il y aura toujours des personnes qui continueront à douter et à râler...

  • Roméo, le 29/01/2007 à 16h42

    L'application de la Loi Evin aurait été à mon sens une mesure suffisante. L?interdiction stricte qu'apporte cette nouvelle Loi est pour moi, mais pas seulement pour moi (?) une atteinte grave aux libertés individuelles. C'est un scandale. Et pourtant, je crains les zones enfumées.

  • Marc olympio, le 29/01/2007 à 02h03

    La souplesse n'est que faiblesse, arrêtons de tourner autour du pot. L'Italie, l'Irlande, l'Espagne n'nont pas fait tant de comédies.... NOTRE SANTE EST EN JEUX. STOP AUX MILLIERS DE MORTS ANNUEL. INTERDICTION TOTAL DU TABAC PARTOUT ET REPRESSION TOTALE AUX CONTREVENANTS.

  • Coco, le 29/01/2007 à 01h20

    Pour l'interdiction mais concernant la psychiatrie pour des amenagements car les patients délirants ne comprennent pas cette interdiction,il est déjà difficile de les faire aller en salle fumeur.Il y a aussi le cas des hdt ou des ho où les patients n'ont pas eu le choix,et puis par expérience l'autorisation de fumer lors d'une admission qualifiee de "difficile" permet souvent de faire baisser l'agressivite.Je ne prendrais pas le risque de faire appliquer à la lettre une loi qui pourrait me mettre en danger,travaillant de nuit en admission et en étant du personnel féminin la plupart du temps,n'oublions pas les nombreuses agressions dont est victimes le personnel et particuliérement en psy.

  • Marchand, le 28/01/2007 à 19h14

    Tout à fait d'accord avec les médecins psychiatres. L'intolérance vas trop loin : si on veut aider des personnes en plus ou moins grosses difficultés psychiques inutile d'augmenter leur mal être en les privant de tabagie ! Ex fumeur (parfaitement conscient des risques encourus par l'inhalation des fumées issues de la pyrolyse de toute matière végétale) je m'insurge contre le matraquage anti tabac manquant totalement de décence et prenant leur cible pour des imbéciles. Ainsi, "plus de 4000 substances chimiques dans la fumée de cigarette" et alors combien en trouve t'on dans un litre d'air inspiré en forêt? Combien de substances chimiques dans un seul grain de pollen inhalé ? et combien dans les "si vivifiants" embruns marins? Un discour responsable serait plus accepté que des arguments débilisants!!!

  • DESPRES michaël, le 28/01/2007 à 18h51

    Pour de nombreuses personnes hospitalisées en psychiatrie l'unité de soins est à la fois un lieu de soins mais aussi un lieu d'hébergement qu'elles fréquentent parfois en raison de leurs troubles et de leurs difficultés à vivre socialement des mois voire des années . Imposer 24h/24h, dans un lieu qui est leur lieu de vie, à des personnes dont l'appréhension du monde et des réalités et problématique( personalité psychotique avec, stress,angoisse, délire...) l'interdiction de fumer ne peut être appliqué purement et simplement au cas par cas. Cela demande du discernement et du bon sens.

  • Hamid, le 28/01/2007 à 18h49

    Je suis infirmier dans un service fermé de psychiatrie. Je pense qu'il ne faut pas trop s'inquiéter par rapport à cette loi, les patients (psychotiques ou pas) sont tout à fait capable de comprendre. Quand je vois comment les services psychiatriques sont enfumés, je ne comprends pas pourquoi rien n'a été fait jusqu'à présent. Comment peut-on encore aujourd'hui tolérer une telle intoxication collective sous prétexte qu'ils sont malades et qu'ils n'ont que les cigarettes pour s'apaiser? Comment peut-on aussi accepter que les patients et les soignants non fumeurs subissent le tabagisme passif tous les jours? Pour ma part, je me réjouis de cette loi parce que j'en ai marre d'être enfumé à longueur de journée.

  • Zagara, le 28/01/2007 à 18h27

    Hypocrisie que ces dérogations

  • Cindi, le 28/01/2007 à 09h36

    Et toute la pollution de la rue ??Vous ne coyez pas que lorsque l'on passe en ville où que l'on habite en ville on ne risque pas le cancer de la fumée des voitures??Voyez les murs des logements sur les avenues, et même les petites rues autour??Alors quoi faire??.Je fume et je reconnais ne pas aimer l'odeur de la cigarette , chez moi les fenêtres sont ouvertes et trés souvent. Ce sont les personnes qui ne fument pas qui sont favorisées bien ! donc les fumeurs sont des assassins?? Mais qui dit vraiment que les cancers que l'on dit du fumeur passif comment les prouver , chez moi 1 plus 1 fait 2. Cà c'est une chose prouvée, mais le reste????

  • Sige, le 28/01/2007 à 09h20

    Je suis opposée au tabac dans les hopitaux .ayant fait un sejour dans une unité de cardioliogie me promenant dans les couloirs l'on sentait une odeur de tabac et qui venait d'ou ? de la salle des infirmieres!!!!!!!!!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience