© LCI-TF1Obésité, caries, dépression : les adolescents qui vivent en cité sont davantage exposés que les autres à ces pathologies, selon une étude menée en 2005 par le Conseil général du Val-de-Marne et rendue publique mardi à Créteil. "Le surpoids a diminué chez les enfants des professions intermédiaires mais il a augmenté chez les enfants d'ouvriers. Les inégalités sociales se sont accrues et nous avons mis en évidence une variable nouvelle qui est le quartier. Habiter dans une cité est un environnement défavorable", a expliqué Elisabeth Feur, de la Direction des interventions de santé du Conseil général.
Cette étude, qui porte sur un échantillon de 1507 élèves âgés de 10 à 18 ans, a également démontré le lien entre la cité et le risque de dépression ou de pathologies bucco-dentaires. "Les jeunes les plus atteints par l'excès pondéral ou la carie vivaient plus fréquemment en habitat collectif, dans une 'cité' particulièrement", indique l'étude qui précise aussi que "le risque de dépression n'était pas lié au type de quartier dans lequel vivait le jeune", mais que "les élèves qui ne se sentaient pas en sécurité dans leur quartier étaient plus souvent à risque de dépression (26,2%)".
"Etat de rage" vécu par les jeunes garçons
Selon le sociologue Marc Hatzfeld, cité par le Conseil général, l'aggravation de ces trois maladies dans les cités est le résultat de trois facteurs : "L'égarement, la perte de contrôle par les gens venus d'ailleurs", la pauvreté, et "l'état de rage" vécu surtout par les jeunes garçons.
Le surpoids des collégiens et des lycéens dans le Val-de-Marne, département pilote du Plan National Nutrition Santé (PNNS), s'est globalement stabilisé. La prévalence de l'excès pondéral est passé de 16,4% en 1998 à 17% en 2005. Cette étude épidémiologique a été menée en 2005 en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne, l'Institut national de Veille sanitaire et l'Inserm.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



