Vivre en cité accroît les risques d'obésité

le 30 janvier 2007 à 21h12 , mis à jour le 30 janvier 2007 à 21h20

Menée en 2005 par le Conseil général du Val-de-Marne, l'enquête montre que la cité est "un environnement défavorable" pour la santé.

LCI-TF1 © LCI-TF1

Obésité, caries, dépression : les adolescents qui vivent en cité sont davantage exposés que les autres à ces pathologies, selon une étude menée en 2005 par le Conseil général du Val-de-Marne et rendue publique mardi à Créteil. "Le surpoids a diminué chez les enfants des professions intermédiaires mais il a augmenté chez les enfants d'ouvriers. Les inégalités sociales se sont accrues et nous avons mis en évidence une variable nouvelle qui est le quartier. Habiter dans une cité est un environnement défavorable", a expliqué Elisabeth Feur, de la Direction des interventions de santé du Conseil général.

Cette étude, qui porte sur un échantillon de 1507 élèves âgés de 10 à 18 ans, a également démontré le lien entre la cité et le risque de dépression ou de pathologies bucco-dentaires. "Les jeunes les plus atteints par l'excès pondéral ou la carie vivaient plus fréquemment en habitat collectif, dans une 'cité' particulièrement", indique l'étude qui précise aussi que "le risque de dépression n'était pas lié au type de quartier dans lequel vivait le jeune", mais que "les élèves qui ne se sentaient pas en sécurité dans leur quartier étaient plus souvent à risque de dépression (26,2%)".

"Etat de rage" vécu par les jeunes garçons

Selon le sociologue Marc Hatzfeld, cité par le Conseil général, l'aggravation de ces trois maladies dans les cités est le résultat de trois facteurs : "L'égarement, la perte de contrôle par les gens venus d'ailleurs", la pauvreté, et "l'état de rage" vécu surtout par les jeunes garçons.

Le surpoids des collégiens et des lycéens dans le Val-de-Marne, département pilote du Plan National Nutrition Santé (PNNS), s'est globalement stabilisé. La prévalence de l'excès pondéral est passé de 16,4% en 1998 à 17% en 2005. Cette étude épidémiologique a été menée en 2005 en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne, l'Institut national de Veille sanitaire et l'Inserm.

D'après agence

le 30 janvier 2007 à 21:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Lili01, le 31/01/2007 à 15h48

    Assis devant l'ordi,la télé où la console...A grignoter des friandises! Cela contribue à faire du gras!!!

  • Mathilde, le 31/01/2007 à 06h41

    Qu'ils prennent les escaliers ça leur fera de l'excercice!Du grand n'importe quoi cette étude,ce sont des catégories fragiles que l'ont trouve aussi en rural profond,ils sont tout aussi obèses.Proposons leur un logement gratuit s'il les fait grossir,comme la cantine....

  • J-Yves, le 31/01/2007 à 02h21

    N'importe quoi... 1. Je me demande combien il y a encore d'ouvriers dans les cites, vu que le secteur economique est tertiaire. 2. Quand on mange trop, qu'on ne bouge pas assez et qu'on mange trop de sucrerie, c'est pas a cause des cites. C'est parce que les jeunes preferent se goinfrer et glander plus qu'autre chose.

  • Bidou, le 31/01/2007 à 00h49

    Quelle honte de comparer les habitants des cités à des animaux élevés en batterie ! Désormais, ils vont être nourris gratuitement (Drancy), cette situation ne peut que s'aggraver.

  • Jerome, le 30/01/2007 à 23h31

    Mais qui demande des etudes comme ca ? ? ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience