700 euros d'aide pour les victimes d'infections nosocomiales

le 10 février 2007 à 09h03 , mis à jour le 10 février 2007 à 09h09

Cette prise en charge forfaitaire permettra aux patients de financer leurs frais d'avocat ou de médecin conseil.

TF1/LCI : Couloir d'hôpitalCouloir d'hôpital © TF1/LCI

Devant les premiers Etats Généraux consacrés aux infections nosocomiales, Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, s'est engagé à verser une prise en charge forfaitaire de 700 euros aux victimes de ces infections pour financer leur frais d'avocat ou de médecin conseil. Un montant qui représente le double de l'aide juridictionnelle, pour financer leurs frais de défense. "Il a adhéré à toutes nos propositions et est même allé plus loin", s'est réjoui Alain-Michel Cerreti, fondateur de l'association Lien à l'origine de ces Etats généraux qui ont réuni, jeudi et vendredi à Paris, victimes et professionnels de santé.

Xavier Bertrand a aussi abordé la suppression de la discrimination par le travail, qui excluait de fait les femmes au foyer, les chômeurs, les jeunes, les retraités de la prise en compte de certains préjudices. "L'incapacité temporelle de travail (ITT) va être requalifiée en Incapacité Temporaire Totale fonctionnelle", a précisé Alain-Michel Cerreti, fondateur de l'association Lien à l'origine de ces Etats généraux. Il a ajouté qu'il adresserait "sans délai" une instruction à ce sujet pour que soient acceptées les demandes d'indemnisation des personnes n'ayant pas d'activité professionnelle. Pour "élargir notablement le champ de l'indemnisation par la solidarité nationale", Xavier Bertrand va proposer au Premier ministre "un décret qui pourra être publié d'ici fin mars pour abaisser le taux d'incapacité temporaire totale (ITT) de 24% à 20%".

"Le ministre s'est engagé à créer un diplôme d'infirmière hygiéniste spécialisée et à généraliser dans chaque établissement un gestionnaire des risques rattaché directement à la direction", se sont félicités M.Cerreti et Claire Rambaud, actuelle présidente du Lien. Favorable à la "tolérance zéro pour le port de bijoux" par les soignants (risque infectieux) et à une campagne "demandez-moi si je me suis lavé les mains" dans les hôpitaux, le ministre souhaite l'évaluation des pratiques d'hygiène en médecine libérale (cabinets dentaires compris) et l'élaboration d'une enquête sur la fréquence des infections nosocomiales dans les maisons de retraites.

(D'après agence)

le 10 février 2007 à 09:03
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1 Commentaires

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  • Lili01, le 10/02/2007 à 10h54

    La première chose, le truc tout bête, de l'eau et du savon pour tous.. Quand vous arrivez dans un établissement , chercher un point d'eau avec le savon, sourire... Et oui, si le lavage des mains était un réflexe....

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