Un air plus sain dans les lieux publics

le 03 février 2007 à 07h22 , mis à jour le 03 février 2007 à 13h44

Une étude a été réalisée au premier jour de l'application de la loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics.

L'ex salle fumeur rebaptisée "espace café"/S.L.L'ex salle fumeur rebaptisée "espace café" © S.L.

L'air que l'on respire dans les lieux publics est-il meilleur, deux jours seulement après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer ? Oui si l'on croit les résultats d'un test mené à Lyon par l'association "Avenir Santé". Selon le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) et coordinateur de cette étude effectuée jeudi, l'application de la loi "a amélioré sans délai la qualité de l'air des locaux" étudiés: pièces d'entreprises, hall de faculté, mairie...

Munis d'appareils, les bénévoles de l'association se sont rendus avant et après le 1er février dans 18 locaux choisis, classés en non-fumeurs, fumeurs et "douteux" (les alentours d'une machine à café, par exemple). Leurs instruments ont mesuré ce que l'on trouve dans la fumée de cigarette : du monoxyde de carbone très dangereux, des petites particules (inférieures à 2,5 micromètres) qui parviennent jusqu'aux poumons et des très petites particules (inférieures à 1 micromètre) qui passent à travers le sang et atteignent le coeur.

Et sur la santé...

"La pollution par les petites particules a globalement été divisée par trois et celle par les très petites particules par quatre. Soit une dépollution massive de l'air", note le professeur Dautzenberg. La baisse de la pollution par le monoxyde de carbone est elle moins nette car les relevés de départ sont déjà faibles, ce qui ne seraient pas le cas dans des lieux très enfumés comme les bars, où la loi ne sera appliquée qu'en 2008.

"Ce qu'on peut conclure, c'est que la fumée du tabac est la cause principale de la pollution des lieux publics et que dès qu'on la supprime, le local n'est plus pollué, du jour au lendemain", souligne-t-il. En revanche, les effets sur la santé seront plus longs à mesurer. Le professeur Dautzenberg, prudent, se donne jusqu'à février 2008 pour les révéler au grand public. Il s'agira notamment de s'assurer que la diminution du taux de particules dans l'air s'accompagne d'une baisse de la mortalité.

(D'après agence)

le 03 février 2007 à 07:22
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5 Commentaires

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  • Samira, le 03/02/2007 à 15h20

    C'est n'importe quoi !! Pourquoi n'ont il pas tous simplement arrêter de vendre des cigarettes ?

  • Lili01, le 03/02/2007 à 11h24

    Vous arrêtez quand de parler de ce sujet , car cela me donne envie de cloper .. sourire. J'essaie de sniffer les pots d'échappements , mais je trouve que cela arrache dur.

  • Roucoucou, le 03/02/2007 à 08h49

    Pas besoin d'appareil pour se rendre compte que l'air est plus sain ,je travaille à l'hopital ,c'est un plaisir de ne plus sentir cette fumée qui nous décapait les bronches...Enfin de l'oxygene et n'oublions pas qu'au travail on y passe 8hs par jour

  • Danielkergomard, le 03/02/2007 à 08h34

    Tout le monde va voir à quel point il est plus agréable de respirer deans un air sain ; y compris les fumeurs! Daniel Idron

  • Marcel, le 03/02/2007 à 08h32

    Ils n'étaient pas aussi rapide pour l'amiante

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