Le Conseil constitutionnel retoque le volet psychothérapie

Par D.H. (avec agence), le 19 février 2007 à 20h36 , mis à jour le 19 février 2007 à 20h52

L'amendement rendant obligatoire la formation des psychothérapeutes n'a selon le Conseil "pas de lien" avec le texte sur les médicaments dans lequel il a été inséré.

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Le Conseil constitutionnel a jugé lundi que le volet concernant l'exercice de la profession de psychothérapeute, introduit par les députés dans un texte sur les médicaments, avait été adopté "selon une procédure contraire à la Constitution". Le Conseil fait valoir que les amendements visant à réglementer la formation des psychothérapeutes, votés dans le cadre du projet de loi d'adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament, n'avaient "pas de lien" avec les dispositions du texte initial.

Le Conseil avait été saisi le 14 février de la non conformité de ce texte avec la Constitution par près de 150 parlementaires socialistes, après son adoption définitive par le Parlement. Le PS a d'ailleurs aussitôt salué la décision du Conseil constitutionnel qui a ainsi dénoncé une "méthode expéditive".

Réglementation de la profession pour plus tard ?

Supprimé en première lecture par les sénateurs, le dispositif qui rend obligatoire la formation des psychothérapeutes dans un "établissement d'enseignement supérieur" avait été réintroduit dans le texte par une commission mixte paritaire (CMP) composée de 14 députés et sénateurs.

Le projet de loi comportait deux chapitres : l'un ayant pour objet la transposition de la directive européenne relative aux médicaments à usage humain, l'autre visant à autoriser la gouvernement à adopter par voie d'ordonnance plusieurs mesures transposant ou complétant la transposition d'autres directives relatives aux produits de santé. Le dispositif sur les psychothérapeutes y avait été ajouté à l'initiative de Bernard Accoyer, chef de file des députés UMP, qui bataille depuis le début de la législature pour obtenir une réglementation de la profession.

Par D.H. (avec agence) le 19 février 2007 à 20:36
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2 Commentaires

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  • Euzenot-furiga, le 20/02/2007 à 13h37

    Je pense aussi qu'il faut une formation à caractère nationale pour les psys, cela éviterait la prolifération des charlatans. Il doit en être de même pour toutes les professions touchant à la santé comme par exemple les chiro-practor et d'une manière générale pour tout acte de médecine même dite "douce" ou alternative.

  • Fabrice, le 19/02/2007 à 22h47

    Pensez-vous réformer l'organisation hospitalière Française ? A ce jour, nous manquons d'infirmière, d'aide soignante, de puéricultrice d'auxiliaire et j'en passe ? Que pensez-vous faire ? Les jeunes ne sont plus attirés par le milieu hospitalier. En effet,les horaires contraigants, le manque de reconnaissance, peu d'écoute de la part des cadres de santé vis à vis des salariés et des salaires trop bas pour le travail accompli accentuent cette désertion. On ne prend pas assez en compte, le bien-être et l'épanoissement dans le travail des salariés. Une anecdote : après avoir été balotée de service en service mon épouse se retrouve aujourd'hui au sein d'un service dans lequel elle ne se sent pas bien et elle n'est pas écouté. Est-ce ainsi que nous arriverons a gardé des agents hospitaliers ou à attirer les jeunes dans la profession. Revoyons les conditions de travail et écoutons les salariés, pour créer une nouvelle dynamique. Fabrice (Bordeaux)

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