Grippe aviaire : la France sur ses gardes

le 05 février 2007 à 08h35 , mis à jour le 05 février 2007 à 17h35

Les experts de l'Afssa doivent rendre lundi leurs conclusions après la découverte d'un foyer de grippe aviaire en Angleterre.

Portrait d'un dindonPortrait d'un dindon © TF1/LCI

La France prendra-t-elle des mesures de confinement des volailles après la découverte ce week-end d'un foyer de H5N1 dans un élevage de dindes du Suffolk, à l'est de l'Angleterre? Les autorités françaises attendent, ce lundi, l'avis des experts de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour une évaluation des risques en France. Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau, a confirmé lundi matin sur RTL que le dispositif sanitaire sera adapté en fonction de l'avis de l'Afssa.

Il a évoqué notamment des "mesures" qui pourraient être prises dans les zones humides. "On était déjà en zone de précaution puisque abreuver les volailles et les nourrir en plein air était interdit", a-t-il ajouté. Dominique Bussereau a jugé "préoccupant" le "retour sur le sol de l'Union européenne" de la grippe aviaire. "Il ne faut pas dramatiser mais il faut dire la vérité, (...) le fait que nous disons la vérité, que se mobilisent les éleveurs, toute la filière, le réseau vétérinaire, a fait que la crise a été difficile (...) mais que c'est en France que la consommation a repris le plus vite", a-t-il poursuivi en référence au seul cas de grippe aviaire dans un élevage français, survenu début 2006 dans l'Ain.

Le président de la Fédération des industries avicoles (FIA), Alain Melot, a quant à lui demandé lundi la réactivation de la cellule de crise mise en place en 2005 en France par la filière, pour se préparer à l'éventuelle apparition en France de cas de grippe aviaire.

"Beaucoup de moyens" dans l'Ain pour limiter les risques 

L'Ain, département le plus touché par la grippe aviaire en 2006, a depuis "mis beaucoup de moyens en place pour limiter les risques" de nouvelles contaminations, près d'un an après la crise, a précisé dimanche la chambre d'agriculture pour éviter une nouvelle psychose. En 2006 dans l'Ain, une soixantaine d'oiseaux sauvages, ainsi que quelque 400 dindes d'un élevage situé à Versailleux, sont morts du virus H5N1, qui était apparu le 17 février à Joyeux. Le gouvernement avait alors décidé le confinement général des oiseaux et volailles élevés en plein air ou détenus par des particuliers. La mesure avait été levée sur la quasi-totalité du territoire français à la mi-mai.

le 05 février 2007 à 08:35
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2 Commentaires

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  • Emmanuel, le 05/02/2007 à 10h37

    Continuons à respecter la nature comme on le fait. Félicitations à celui qui abrite 160000 dindes sous un toit!

  • Vastre, le 05/02/2007 à 09h48

    On n'a pas d'autre solution que de faire confiance à l'AFSSA, faute de pouvoir le faire aux professionnels de la filère.

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