L'élevage de dindes du Suffolk touché par le H5N1 © TF1/LCIAprès la Hongrie, c'est le deuxième foyer trouvé dans l'UE depuis le début de l'année. Le virus de la grippe aviaire découvert dans un élevage de dindes (l'un des plus grands du pays) de l'est de l'Angleterre est de la souche hautement pathogène H5N1, a indiqué samedi la Commission européenne. La souche découverte est originaire d'Asie et semblable à celle trouvée le mois dernier en Hongrie, a d'ailleurs annoncé le ministère britannique de l'Environnement.
L'abattage des 159.000 dindes, devrait prendre plusieurs jours, a indiqué dimanche un porte-parole du ministère de l'Environnement. "L'abattage devrait prendre environ deux jours", a annoncé le porte-parole, précisant que les oiseaux devaient être gazés et leurs carcasses déposées "dans des camions étanches, recouverts de bâches" à destination du Staffordshire où elles seront détruites. Outre une zone de protection stricte de 3 kilomètres de rayon autour de l'élevage, les autorités vétérinaires ont étendu samedi soir une zone de surveillance à un territoire de quelque 2 000 km où la circulation est réduite et où les volailles devront être isolées des oiseaux sauvages dans les comtés du Suffolk et du Norfolk, de l'est de l'Angleterre.
En France, l'Afssa saisie
Les autorités françaises ne sont pas inquiètes et n'ont pas jugé utile de prendre plus de précautions qu'à l'habitude. Car il n'y aurait pour le moment pas de risque : l'élevage touché était fermé. Il n'aurait donc pas contracté le virus par un oiseau sauvage qui serait passé par le même couloir de migration que la France. En attendant toutefois les résultats britanniques, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a aussitôt annoncé avoir saisi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour une évaluation des risques en France, où des mesures de surveillance sont en oeuvre en permanence. La réponse est attendue lundi.
Vigilance C'est la deuxième fois en moins d'un an que la Grande-Bretagne est touchée par la grippe aviaire. En avril 30.000 volailles avaient été tuées après que le virus eut été détecté chez des poulets dans le Norfolk, au sud. Il ne s'agissait pas cette fois du virus H5N1, potentiellement transmissible à l'homme et donc considéré comme très dangereux. Peter Kendall, le président de l'Union des agriculteurs de Grande-Bretagne s'est dit "confiant" sur la capacité des autorités vétérinaires britanniques à faire face à cette menace. "Nous avons déjà eu cette expérience l'année passée, il y a beaucoup de procédures en place", a-t-il dit sur la BBC.Le H5N1 a fait plus de 160 morts dans le monde depuis 2003.
(D'après agence)
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