Lumière dans le ciel © sxc-huLe suicide a reculé chez les jeunes de 15 à 25 ans, grâce notamment à la création de structures spécifiques, comme les maisons des adolescents. Des résultats jugés "encourageants", par l'Union Nationale de Prévention du Suicide qui ouvre ce lundi les 11es Journées nationales de prévention. Le suicide des 15-25 ans est passé de 996 cas en 1993 à 621 cas en 2004. Il représente moins de 6% du total alors que 58% des décès par suicide surviennent entre 30 et 59 ans et 32% après 60 ans, selon des chiffres portant sur l'année 2004, qui ne prennent pas en compte les suicides déguisés en accidents. Le suicide reste la première cause de mortalité chez les 35-44 ans.
Chaque année, "plus de 6 200 adultes entre 30 ans et 59 ans continuent de mourir dans une quasi-indifférence de la société", déplore l'UNPS. Relevant que la "tentation suicidaire intervient souvent lorsque la personne est dans une situation de rupture (licenciement, divorce, surendettement ou deuil)", l'UNPS préconise des actions afin "d'aller à la rencontre de ces 'populations à risque' " en liaison avec les maisons pour l'emploi, les commissions de surendettement notamment.
L'UNPS réclame aussi un plan d'urgence pour la psychiatrie et la santé mentale, déplorant la "situation de pénurie catastrophique" dans ce secteur et les délais d'attente qu'une personne dépressive peut rencontrer avant de voir un psychiatre. Pour Michel Debout, ces journées de prévention sont l'occasion de faire comprendre que "la mort volontaire n'est pas une fatalité" et qu'il est possible de redonner "envie de la vie". Alors qu'avec la campagne électorale "on va parler d'une ambition nationale, je souhaite une ambition sociétale", valorisant la "qualité de vie". Michel Debout compte d'ailleurs interpeller les candidats sur cet enjeu.
(D'après agence)
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