L'examen d'un patient dans le cabinet d'un médecin généraliste. © LCI"Environ 170 communes seraient aujourd'hui dépourvues de médecin", selon une étude de la société European Marketing Service, révélée mardi par Le Quotidien du médecin. Ce sont ainsi "23 départements français [qui] ont au moins 3 communes sans médecin, un taux qui monte à 7 pour les Pyrénées-Atlantiques, à 8 pour l'Isère et à 9 pour la Gironde", pointe la revue spécialisée.
Certaines des communes concernées sont très peu peuplées, telle Rieucros (Ariège, 438 habitants), mais il y en aussi un certain nombre dont la population se compte en plusieurs milliers de personnes : Ville-di-Pietrabugno (Haute-Corse, 3000 hab.), Tavaux (Jura, 4500 hab.), Prévessin-Moëns (Ain, 5600 hab.). Et toutes ces communes ne sont pas forcément rurales : Rocquencourt (Yvelines, 3500 hab.) fait partie du lot.
"L'absence d'un généraliste dans une petite ville peut n'être qu'un accident de parcours, et ne pas révéler une pénurie de médecins", tempère Le Quotidien du médecin. Un docteur a pu quitter la ville ou partir en retraite et ne pas avoir été remplacé pendant quelques années. Cette absence peut également être compensée par l'existence d'un cabinet médical dans une agglomération voisine.
"Trous dans le maillage"
Pour autant, l'absence de médecin dans une commune constitue un sérieux problème pour les habitants les plus âgés. Lesquels ne peuvent pas toujours se déplacer. Les docteurs des environs refusent parfois d'effectuer des visites à domicile. C'est notamment le cas à Rocquencourt, pourtant proche de Versailles, du Chesnay et de La Celle-Saint-Cloud. Or, la part du troisième âge dans la population française tend à augmenter.
"Depuis plusieurs années, le maillage médical hexagonal se distend sérieusement, laissant apparaître des trous qui constituent autant de coups de canif au sacro-saint principe de l'égalité aux soins", note la revue. Exemple à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, qui compte 4 médecins pour mille habitants. Et Le Quotidien du médecin d'ajouter : "Le problème de la démographie médicale française n'est pas tant celui de leur nombre que de leur répartition".
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