Jacques Chirac annonçant qu'il renonce à briguer un troisième mandat (11 mars 2007) © TF1/LCIJacques Chirac a présenté mardi matin le bilan du plan Cancer, un des chantiers présidentiels lancés il y a près de cinq ans. L'originalité de ce plan, a souligné le chef de l'Etat, est qu'il a été "conçu par les acteurs mêmes [de la lutte contre le cancer, NDLR] au seul service des malades et de leurs proches".
Un à un, Jacques Chirac a abordé les grands pans du plan Cancer, au premier desquels les droits des malades. Dans ce domaine, les retards étaient "grands" et "inacceptables". Le président de la République a évoqué les "progrès importants" réalisés, notamment pour venir à bout des "discriminations scandaleuses" dont étaient victimes les malades "dans l'accès à l'assurance et à l'emprunt". Ces nouveaux droits doivent être considérés comme des "droits fondamentaux", a-t-il insisté.
La prévention a pu être améliorée grâce à la "guerre" au tabagisme et à la lutte contre les addictions, désormais considérées comme des "maladies" et qui doivent être "traitées comme telles". Avancée également dans le dépistage : généralisé pour les cancers du sein et du côlon, en expérimentation pour celui de la prostate. Le récent vaccin contre le cancer du col de l'utérus doit aboutir à "l'éradication" de la maladie : il s'agit d'une "priorité de santé publique".
Intensifier la mobilisation
"Une nouvelle ambition" a été "insufflée à la recherche", a poursuivi Jacques Chirac, évoquant la constitution des sept cancéropôles. Plus de 200 projets ont été financés et plus de 700 équipes de chercheurs sont actuellement au travail. Un "effort particulier" devra être engagé pour découvrir "le gène de prédisposition au cancer".
Depuis le lancement du plan, "40% d'IRM en plus" ont été réalisés tandis que les délais d'attente des malades ont été divisés par deux. Pour autant, malgré le lancement de "projets considérables", les défis restent "immenses". Il n'y a "qu'un peu plus d'un malade sur deux" qui est guéri du cancer, a souligné le président. Des efforts doivent être poursuivis dans la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme, où la France compte "beaucoup de retard".
"Nous devons intensifier le champ de notre mobilisation dans trois domaines", a indiqué Jacques Chirac : la prévention des "cancers liés à l'environnement et à la pollution" ; la mise au point de "traitements ciblés et individualisés" ; l'aide aux "pays les plus pauvres à prendre en charge leurs malades".
Le chef de l'Etat a fait part de sa "fierté d'avoir contribué à avoir fait avancer ce magnifique combat pour la vie". Un combat "au cœur de [son] engagement au service de la France". Remerciant à nouveau professionnels de santé, patients et tous ceux impliqués dans la lutte contre la maladie, il a conclu son intervention en émettant le souhait que "demain", "très vite", "le cancer soit vaincu".
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