Radiothérapie : des "mesures immédiates" pour la sécurité

le 09 mai 2007 à 16h43 , mis à jour le 09 mai 2007 à 16h52

Ces mesures, applicables au 31 décembre 2007, interviennent après la surirradiation de 24 patients à Epinal. Il s'agit notamment de renforcer le suivi des soins en temps réel.

TF1/LCI : Service de radiothérapieService de radiothérapie © TF1/LCI

Le ministre de la Santé Philippe Bas a annoncé mercredi des "mesures immédiates" pour renforcer la sécurité des pratiques de radiothérapie, la vigilance et la qualité des soins. Cette annonce s'appuie sur les conclusions d'un groupe de travail mis en place après l'accident dans l'hôpital Jean Monnet d'Epinal : entre mai 2004 et août 2005, 24 patients avaient été gravement surirradiés en raison d'une mauvaise utilisation d'un appareil de radiothérapie. Quatre sont décédés. 373 autres avaient été plus modérément surirradiés.

Les actions retenues par Philippe Bas "devront être intégralement appliquées d'ici au 31 décembre prochain", indique le ministère. Il s'agit notamment de mesurer en temps réel, pendant l'irradiation, les doses effectivement reçues par le patient, "en rendant la dosimétrie in vivo obligatoire", mesure déjà annoncée par Xavier Bertrand début mars.

"Réforme de la radiothérapie"

Autre proposition retenue: la définition d'un plateau technique minimum, par exemple la nécessité d'avoir deux manipulateurs présents en permanence pour chaque appareil et pour la totalité du traitement. D'autres mesures visent à "renforcer la surveillance médicale des patients en cours d'irradiation" et à augmenter le nombre de radio-physiciens en formation.

Le ministre souhaite également que les services de radiothérapie libérale (60% de l'offre de soins) se voient reconnaître un statut de type "établissement de santé" afin qu'ils soient soumis à la certification de tels établissements. Philippe Bas a par ailleurs "précisé une feuille de route pour la poursuite de cette réforme de la radiothérapie". L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé doit ainsi "rendre effective, avant la fin juillet, l'amélioration de la sécurité des installations de radiothérapie". L'Institut national du cancer est notamment chargé d'élaborer des critères d'agrément pour les centres de radiothérapie tandis que l'Autorité de sûreté nucléaire "a la responsabilité de développer le système d'alerte".

le 09 mai 2007 à 16:43
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Romagne, le 10/05/2007 à 06h54

    Bruléé au second degré après 29 seances de radiotherapie du sein à Rennes, j'aimerais savoir ce qu'il en est réellement après votre article qui me fait peur maintenant.marie chantal

  • Anthony, le 09/05/2007 à 23h25

    J'ai une assez bonne vision des conditions de travail des "manip-radio". Il n'est pas étonnant que des accidents arrivent: Horraires en 2 "huits"et stakanovisme sont la règle. Je n'ose pas évoquer le temps consacré aux simulations... ( le moment où l'on programme et décide de votre exposition aux radiations ionnisantes). C'est le moment le plus important car AUCUN paramètres n'est transférable d'un patient à l'autre... Ce qui est le plus préocupant c'est qu'en 3 ans d'études et de formation AUCUN élève n'est recalé aux examens. Conclusion, le système n'arrive pas à fournir le personnel qualitfié, donc la qualité s'en ressent. Il faut aussi souligner le manque de formation médicale continue des radiologues qui "trust" ce très très bon business... Vive la photographie ;)

  • Vastre, le 09/05/2007 à 17h12

    Il serait bien plus facile d'épargner 35 morts par mois sur les routes en supprimant le laxisme électoral. Résultat sans commune mesure.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience