© sxc.huLCI.fr : L'hôpital de Lillebonne, en Seine-Maritime, dont vous êtes directeur, a proposé un test de dépistage du VIH à 46 patients qui ont été en contact entre 2003 et 2007 avec un soignant porteur du virus. Selon vous, les risques de transmission sont infinitésimales, alors pourquoi avoir agi de la sorte ? Etiez-vous motivés par une loi, une réglementation ?
Thierry Giracca, directeur de l'hôpital de Lillebonne : Que ce soit le VIH ou une autre pathologie comme le virus de l'hépatite B ou C, aucune loi ne nous oblige à faire ou ne pas faire ce genre de démarche. Nous avons voulu rappeler nos patients dans une logique d'assurance qualité. Le risque de transmission est faible mais nous avons appliqué le principe de précaution poussé à son extrême. Les cas de transmission soignant/soigné sont extrêmement rares dans le monde mais le risque zéro n'existe pas.
LCI.fr : Comment ont réagi les patients contactés par l'hôpital ?
TG : Ils sont préoccupés mais il n'y a pas de vent de panique. Les 46 patients ont reçu mercredi un courrier, et à ce jour (NDLR: vendredi midi), une vingtaine de patients nous a contactés pour rencontrer un médecin pour un entretien et faire le test de dépistage. Nous avions prévu deux lignes téléphoniques pour le numéro vert et une plage d'accueil de 8 heures à 19 heures. Nous n'avons pas du tout été saturés.
LCI.fr : Connaissiez-vous la pathologie du soignant, dont vous ne pouvez révéler la profession exacte pour des raisons de secret médical, lorsqu'il a été embauché dans votre hôpital ?
TG : Non. Le soignant a découvert sa pathologie en même temps que nous. Il travaillait de manière "ponctuelle" dans l'établissement et a cessé depuis son activité. De toute manière, aucune loi n'impose le dépistage du personnel que l'on embauche. Ne pas rencontrer un employé potentiel sous prétexte d'une maladie serait discriminatoire.
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