Les urgences © LCIUne bactérie résistante a été identifiée en mai sur trois malades des services de réanimation et d'hématologie de l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg et 150 patients ont été placés sous surveillance, a-t-on appris mardi soir auprès des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). Les trois personnes porteuses sont "sans infection déclarée" mais par précaution, "des prélèvements ont été faits sur environ 150 personnes ayant pu être en contact avec les cas-porteurs et leur environnement", a indiqué le professeur Daniel Christmann, chef du service d'hygiène des HUS.
Egalement chef du service des maladies infectieuses et tropicales, il a annoncé que les premiers prélèvements étaient négatifs mais qu'il en fallait trois successifs pour être certain que les personnes ne portaient pas le germe. "On devrait le savoir dans le courant de la semaine prochaine", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de nouvelles admissions dans les secteurs concernés" pour éviter tout risque de contamination, mais "les deux services ne sont pas fermés, il y a des patients", a tenu à préciser Daniel Christmann.
Aucun décès
Les souches ont été identifiées sur les trois personnes mi-mai. "Il s'agit d'entérocoques résistants, surtout à la vancomycine, un antibiotique utilisé contre des infections microbiennes compliquées", a-t-il expliqué. Il a ajouté "on a à disposition quelques antibiotiques si une infection urinaire ou encore sanguine ou digestive devait se déclarer".
Le cas initial est une personne qui avait un problème digestif. A l'occasion d'une culture en microbiologie, le germe a été identifié. "Mais il n'a pas été à l'origine d'une infection déclarée", a tenu à indiquer Daniel Christmann. "Il n'y a pas eu de traitement particulier pour décontaminer et aucun décès ayant pu survenir (depuis sur des patients) n'est aujourd'hui imputable à ce germe résistant", a-t-il observé.
Les hôpitaux de Strasbourg, d'une capacité totale de 2 700 lits, ont un autre service de réanimation à l'Hôpital Civil, en centre-ville, et d'autres secteurs de réanimation chirurgicale. Selon le professeur, plusieurs hôpitaux en France ont été soumis à ce genre de situation difficile, "un petit peu dans toutes les régions".
(D'après agence)
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