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"Mesdames, avez-vous déjà voulu avoir de plus gros seins mais sans pouvoir vous payer la coûteuse intervention chirurgicale ? Messieurs, aidez la fille de vos rêves à obtenir le corps de ses rêves". Voici un site internet qui affiche clairement son intention : myfreeimplants.com met en relation des femmes qui rêvent d'accroître leur tour de poitrine avec des hommes prêts à leur financer l'opération (à partir de 5000 dollars).
Pour cela, les femmes doivent être âgées de plus de 18 ans et fournir une biographie succincte, se décrire physiquement, expliquer leurs attentes (quels types d'implants ? quelle taille de bonnet ?...) et envoyer des photos d'elles. A partir de là, les apprenties Pamela Anderson doivent accepter d'entrer en contact avec leurs donateurs potentiels. Des contacts qui consistent à "envoyer des messages personnels, faire des chats en tête-à-tête, envoyer des photos personnalisées, vendre des objets personnels ou des cadeaux et plus...", précise le site.
Les "bienfaiteurs" (selon le terme du site) achètent quant à eux des crédits (minimum : 1,20 dollar) qui leur permet de communiquer avec les femmes de leur choix, de recevoir leurs photos, de leurs acheter des objets, etc. Ils peuvent également leur faire des dons. Une galerie photo permet enfin de comparer la plastique des candidates avant et après leur opération.
"Choquant" et "dégradant"
Selon le magazine Elle, qui a mené l'enquête, les bienfaiteurs "versent entre 10 et 50 dollars par semaine". Seule une douzaine d'entre eux "ont fait des cadeaux de 1000 dollars ou plus". Et la revue d'affirmer : "En un an et demi de fonctionnement du site, seules sept filles sont passées sur la table d'opération et huit sont sur le point d'y aller".
Douglas McGeorge, le président de l'Association britannique des chirurgiens esthétiques et plastiques (BAAPS), qualifie ce dispositif d'"effrayant" : "Il n'y a clairement aucune évaluation médicale des candidates, ce qui au mieux, pourrait conduire à leur déception ; au pire, à leur mise en danger". Adam Searle, ancien président de la BAAPS, évoque une démarche "choquante" et "dégradante". Et l'association invite les femmes à ne pas s'inscrire sur ce site.
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