© INTERNEA chaque décennie, sa crise sanitaire... Dans les années 80, l'épisode de la vache folle avait fortement touché les producteurs britanniques de viande bovine et les consommateurs européens. Aujourd'hui plus de doutes, les farines animales ont joué un rôle avéré dans la transmission de l'encéphalite spongiforme bovine... Sept ans après, ces farines vont sûrement être réintroduites.
Une information confirmée par Philip Tod, porte-parole de la Commission européenne en charge de la santé. "La recherche est subventionnée dans ce domaine" mais pas question pour Bruxelles de recopier le schéma des années "vaches folles". Ainsi, précise Philip Tod, "l'interdiction de cannibalisme, des porcs nourris avec des restes de porcs par exemple, ne serait pas modifiée. Il n'est pas question non plus de mettre fin à l'interdiction de nourrir des animaux avec des restes de ruminants."
Alimentation croisée
D'après le journal The Times, l'Union Européenne a débloqué 1,7 million d'euros pour financer des études. Objectif : "envisager l'alimentation croisée par exemple à base de porc pour les poulets ou à base de poulets pour les porcs," indique le porte-parole Philip Tod qui précise qu'à l'heure actuelle, "les conditions des scientifiques ne sont pas encore réunies." Une des principales exigences : la méthode permettra-t-elle l'apport en protéines animales spécifiques dans des farines animales ?
Une condition nécessaire... car pour expliquer ce retour en arrière, la Commission européenne met en avant le prix de ces protéines, due à une demande croissante. Ce coût s'est logiquement répercuté sur les prix des viandes. L'idée est aussi de trouver un débouché économique pour des abats et déchets qu'il faut éliminer. Le porte-parole de la Commission a souligné vendredi que la priorité de l'UE est de "maintenir la sécurité de l'alimentation et de la santé publique. Nous ne ferons pas de compromis là-dessus, nous avons évidemment appris les leçons de l'ESB".
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