Le H5N1 a été identifié chez plus de 700 oiseaux en Europe en 2006. © TF1/LCI
Bachelot appelle à la vigilance
L'information est confirmée par le ministère de l'Agriculture. Le laboratoire national de référence de l'Agence française de santé sanitaire des animaux (AFSSA) a attesté la présence du virus H5N1 hautement pathogène sur les trois cygnes trouvés morts sur un étang de la commune d'Assenoncourt en Moselle. "Les mesures prises dès le 3 juillet 2007 dans la zone concernée, avec la délimitation d'une zone de contrôle et d'une zone d'observation autour de l'étang, sont donc maintenues", indique le ministère de l'Agriculture.
Le ministre Michel Barnier a décidé de mettre en place "les mesures de prévention du risque correspondant au passage du niveau modéré au niveau élevé, conformément aux dispositions réglementaires". Ces mesures s'appliquent sur l'ensemble du territoire métropolitain. Par ailleurs, la préfecture de Moselle a mis en place un dispositif de sécurité pour interdire les transits dans la zone où ont été trouvés les trois cygnes.
Les détenteurs de volailles et d'oiseaux d'agrément doivent mettre en oeuvre plusieurs mesures de protection. Tout d'abord, les volailles et les oiseaux doivent être protégés afin de prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux vivants à l'état sauvage, être confinés ou protégés par des filets, ou faire l'objet des mesures alternatives avec une visite vétérinaire d'évaluation. Cette visite doit être renouvelée à une fréquence mensuelle dans les 98 zones humides à risque déterminées par l'Office national de la chasse et de la faune Sauvage. D'autre part, les rassemblements de volailles et d'oiseaux et les compétitions de pigeons sont interdits.
Tranquiliser le consommateur
Les derniers cas avérés de grippe aviaire H5N1 sur des oiseaux sauvages en France remontaient au printemps 2006. Selon les données du ministère de l'Agriculture, 62 oiseaux morts avaient alors été révélés positifs au virus. Mais un seul élevage avait été contaminé en février 2006, provoquant la mort de plusieurs centaines de dindes à Versailleux dans l'Ain.
La Confédération française de l'aviculture (CFA) a annoncé jeudi, après la confirmation du virus, que ses adhérents avaient pris toutes les mesures pour éviter la contamination aux élevages de volailles. "Notre mobilisation est progressive pour se prémunir de l'influenza aviaire dans notre pays", a déclaré Eugène Schaeffer, président de la CFA. La filière avicole représente 80.000 emplois, dont 16.000 dans la production.
Interrogé par LCI.fr, Alain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), indique être "très surpris" par cette découverte : "Nous ne sommes pas en 'période' de H5N1 - les poussées se font plutôt en hiver -, ni en période de migrations". Tout en attendant davantage de précisions, le responsable de la LPO en appelle aux autorités et à l'opinion public pour que cette affaire "ne dégénère pas à nouveau en haro sur les oiseaux sauvages".
| Ailleurs en Europe |
|
Retour MYTF1
Chargement en cours...





