L'étang où ont été découverts trois cygnes morts en Moselle © LCIEn France, les derniers cas de grippe aviaire H5N1 sur des oiseaux sauvages remontaient au printemps 2006. Mardi, trois cygnes ont été retrouvés morts sur un étang de la commune d'Assenoncourt en Moselle. Le ministère de l'Agriculture suppose que le virus du H5N1 est à l'origine du décès des oiseaux. "Les résultats des premières analyses reçus ce jour font état d'une suspicion d'influenza aviaire. Ces analyses sont en cours de confirmation au laboratoire national de référence de l'AFSSA de Ploufragan afin de déterminer s'il s'agit d'une infection par la souche du virus H5N1 hautement pathogène", indique le ministère.
Les animaux et volailles de deux exploitations agricoles ont été confinés dans une zone dite "d'observation" de 15 km autour de l'étang. Selon le directeur de cabinet de la préfecture, une zone de "contrôle" d'un kilomètre de rayon a été établie autour de l'étang d'Assenoncourt. Une deuxième zone dite "d'observation" a été établie dans un rayon de 15 km autour de l'étang, a précisé la préfecture. "Pour l'instant, ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit d'une infection par un virus grippal de type H5. Nous ne savons pas s'il s'agit réellement du virus H5N1 transmissible à l'homme", a précisé la préfecture.
Les conclusions du laboratoire de référence de l'Agence française de sécurité sanitaire des animaux, "qui permettront de confirmer ou d'infirmer l'hypothèse de virus H5N1 HP et donc de maintenir ou lever le dispositif de précaution, devraient être connus jeudi". Le ministère ajoute que ces mesures de prévention "associées à la mobilisation du monde agricole, doivent permettre la protection des élevages français". En 2006, 62 oiseaux morts s'étaient révélés positifs. Un seul élevage avait été contaminé par le H5N1, provoquant la mort de plusieurs centaines de dindes à Versailleux dans l'Ain en février.
Avec Agence
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