Le Gardasil est commercialisé en pharmacie et protège des infections causées par des papillomavirus transmis lors de rapports sexuels. © LCI135, 59 euros la dose : 3 doses pour un vaccin complet, le vaccin revient alors à 406 euros. Destiné à des adolescentes, le vaccin n'était donc pas vraiment accessible. Lorsque le Gardasil est commercialisé en novembre 2006, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, garantit une partie de son remboursement : "On va le rembourser car c'est une avancée majeure de santé publique, même s'il faudra continuer le dépistage".
Vers un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus ?
La Haute Autorité de santé recommande aux pouvoirs publics la mise en place d'un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, qui atteint chaque année en France 3.000 nouvelles femmes.
Publié le 15/11/2010
Selon Sanifi Pasteur MSD, le laboratoire qui commercialise Gardasil, la Sécurité sociale remboursera donc chaque dose à 65% mais uniquement pour "les jeunes filles âgées de 14 ans et aux jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle".
Un secon vaccin prochainement commercialisé
Le vaccin préventif Gardasil est destiné à protéger des infections causées par les papillomavirus (HPV) transmis par contacts sexuels et qui peuvent provoquer des lésions précancéreuses de l'appareil génital féminin et des cancers du col de l'utérus. Depuis le lancement du vaccin, environ 50 000 femmes ont déjà été vaccinées.
En France, près de 3400 nouveaux cas de cancer du col sont diagnostiqués chaque année et 900 à 1000 femmes en meurent, "ce qui représente 3 décès par jour par cancer du col de l'utérus", souligne Sanofi. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les quelques 40 000 lésions pré-cancéreuses traitées chaque année. Mais
Un second vaccin, le Cervarix, pourrait être commercialisé prochainement par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), déjà vendu en Australie et qui a demandé son agrément en Europe.
| Le dépistage toujours nécessaire |
La vaccination ne remplace pas le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus par le frottis cervico-utérin, qui devra être poursuivi, chez les femmes vaccinées ou non vaccinées. Le préservatif reste l'unique moyen de se protéger contre certaines infections sexuellement transmissibles telles que le sida. D'ailleurs,le Collège national des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), rappelle que "la vaccination ne protège pas à 100% ". |
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