Accident de radiothérapie : 300 nouveaux cas à Epinal

le 07 septembre 2007 à 07h53 , mis à jour le 07 septembre 2007 à 12h53

Un numéro vert, le 0 800 636 636, destiné aux 4 500 patients qui ont fréquenté ce centre de radiothérapie depuis sa création en 1989 a été mis en place.

TF1/LCI - Traitement par radiothérapie à l'hôpital d'EpinalTraitement par radiothérapie à l'hôpital d'Epinal © TF1/LCI

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé que "300 autres malades ont reçu des doses de rayons trop fortes" dans l'affaire des irradiés de l'hôpital d'Epinal, dans un entretien vendredi à Aujourd'hui en France/Le Parisien. "L'affaire d'Epinal est plus grave que prévu", déclare-t-elle annonçant que "les dernières conclusions de l'enquête sanitaire montrent que 300 autres malades ont reçu des doses de rayons trop fortes".

Selon Aujourd'hui en France/Le Parisien, "ces 300 nouveaux cas s'ajoutent aux 397 déjà connus et aux 24 patients très gravement irradiés, soit en tout 721 malades directement contaminés par des accidents de radiothérapie dans cet hôpital". A l'origine de ces 300 nouveaux cas : une 3e erreur dans le service de radiothérapie de l'hôpital d'Epinal, à savoir l'inadaptation d'un logiciel développé en 1989, a indiqué vendredi l'Autorité de sûreté du nucléaire. "Cette erreur semble avoir été reproduite de façon systématique jusqu'en juillet 2000", constate l'ASN. "Les investigations menées à Epinal (...) le 9 août 2007, ont permis de confirmer la première évaluation réalisée par l'hôpital : parmi les 4.500 patients concernés par l'erreur entre 1989 et 2000, un taux maximum de surdosage de 7% pour un groupe d'environ 300 patients traités entre 1999 et 2000 a été mis en évidence", précise l'ASN.

Les deux précédentes erreurs -qui ont entraîné des surdoses chez plus de 400 patients- portaient l'une sur une mauvaise utilisation d'un autre logiciel de traitement (CADPLAN) et l'autre sur une utilisation excessive de l'imagerie de contrôle lors des séances de radiothérapie, précise le gendarme du nucléaire.

Consultation

Le journal précise que la ministre met en place vendredi "un numéro vert (0.800.636.636) destiné aux 4 500 patients qui ont fréquenté ce centre de radiothérapie depuis sa création en 1989". "Ils pourront s'ils le souhaitent obtenir des réponses à leurs questions ou se voir proposer une consultation", déclare Roselyne Bachelot.
  
Selon un précédent bilan fourni le 10 juillet par l'hôpital Jean Monnet d'Epinal, 409 patients auraient été victimes d'une surirradiation de l'ordre de 8% et 24 autres d'un surdosage plus fort de 20%, dont cinq sont décédés. Ces surirradiations ont été provoquées par des défaillances à répétition dans l'utilisation du matériel de radiothérapie, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

(D'après agence)

le 07 septembre 2007 à 07:53
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2 Commentaires

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  • Celine, le 07/09/2007 à 09h33

    à force de réduire les budgets pour la santé et le personnel hospitalier, les conséquences se font sentir... bon courage à toutes les personnes qui souffrent.

  • Bidou, le 07/09/2007 à 09h32

    On ne comprend pas s'il s'agit d'une défaillance du matériel, d'une formation insuffisante des opérateurs ou d'une insuffisance du système qualité. Comment cela se passe-t-il dans les autres hôpitaux ?

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