Roselyne Bachelot, le 13 septembre 2007 © TF1/LCILa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a assuré jeudi les représentants de l'Association vosgienne des surirradiés de l'hôpital d'Epinal qu'elle veillerait à ce que les victimes soient indemnisées "de la meilleure façon et dans les meilleurs délais". "Il est extrêmement important que les patients reçoivent dans les meilleurs délais les indemnisations auxquelles ils ont droit", a déclaré la ministre devant la presse.
"Conformément à mon engagement de transparence, je leur ai communiqué toutes les informations en ma possession sur ce drame", a indiqué la ministre, assurant que des "liens permanents" seraient maintenus avec l'association, par l'intermédiaire du directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation de Lorraine, Jean-Yves Grall, notamment. "Rien ne peut se faire sans que les personnes concernées soient écoutées et informées."
4900 patients concernés
Au total, ce sont plus de 4900 patients traités par radiothérapie dans cet établissement qui ont reçu des surdoses, entre 1989 et 2006, à la suite de trois erreurs distinctes. 24 hommes, traités pour un cancer de la prostate, ont ainsi fait l'objet d'un surdosage de l'ordre de 20%, entre mai 2004 et août 2005, dont cinq sont décédés. Quelque 400 autres personnes ont été victimes d'une surirradiation de l'ordre de 8% durant un traitement du cancer de la prostate entre 2000 et novembre 2006. Enfin, une troisième erreur a concerné 4500 patients traités entre 1989 et 2000 pour différents cancers, dont 300 d'entre eux ont subi une surirradiation de 7% entre juillet 1999 et juillet 2000.
Une députée de Moselle, Marie-Jo Zimmermann, a également demandé jeudi à la ministre de la Santé de contraindre, conformément à la loi, les fabricants étrangers à fournir des modes d'emploi en français pour les appareils qu'ils vendent en France. "Selon des informations convergentes, l'une des causes du mauvais réglage des appareils de médecine nucléaire à l'hôpital d'Epinal serait liée à la mauvaise traduction des notices de l'appareillage", fait remarquer la députée dans une lettre adressée à Roselyne Bachelot. "Le problème de l'absence de traduction directe par les fabricants des notices concernant l'appareillage médical est donc directement posé car cela a pour conséquence des traductions parfois improvisées et approximatives par le personnel utilisateur."
(D'après agence)
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