Des moustiques © TF1/LCI
"Peu de risque que le chikungunya arrive en France",
selon le directeur général de la Santé
Les voyageurs se rendant dans la région d'Emilie-Romagne, dans le nord-est de l'Italie, où des cas groupés de chikungunya ont été signalés, sont invités à se protéger efficacement contre les piqûres de moustique, a mis en garde vendredi le ministère de la Santé.
Les personnes revenant de cette région et présentant dans les 7 à 12 jours suivant leur retour une fièvre élevée associée à des douleurs articulaires, "doivent consulter un médecin" et "se protéger des piqûres de moustiques afin d'éviter une possible transmission à leurs proches", ajoute le ministère. Il précise que les autorités sanitaires européennes ont été informées par l'Italie "de la survenue de plus d'une centaine de cas d'infection à virus Chikungunya dans le district de Ravenne (nord-est de l'Italie)", mais que le nombre de nouveaux cas hebdomadaires est actuellement en baisse.
Fièvre élevée, douleurs articulaires
"L'Aedes albopictus, un des moustiques vecteurs connus de cette maladie, est installé dans cette région depuis plusieurs années et a permis la transmission autochtone du virus", relève le ministère français de la Santé. Egalement présent dans certaines zones du sud de la France, ce moustique qui fait l'objet d'une surveillance entomologique "n'a pas transmis à ce jour le virus du Chikungunya" dans l'Hexagone, ajoute la Direction générale de la Santé (DGS).
Maladie à déclaration obligatoire, le chikungunya (nom qui signifie "marcher courbé" en swahili) peut passer inaperçu ou se manifester en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre infectante, par l'apparition soudaine d'une fièvre élevée associée à des douleurs articulaires qui peuvent persister plusieurs semaines et s'avérer parfois invalidantes.
(D'après agence)
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