Un embryon doit-il être appelé "être humain" ?

le 13 septembre 2007 à 07h46 , mis à jour le 13 septembre 2007 à 08h02

Le juges du New Jersey ont donné tort à une femme qui reprochait à son gynécologue de ne pas avoir parlé de l'avortement comme de la mort d' "un membre de sa famille".

microscope analyse cellule micro embryon

La cour suprême du New Jersey a débouté mercredi à l'unanimité la plainte d'une femme qui reprochait à son gynécologue de ne pas l'avoir prévenue avant son avortement qu'elle portait en elle "un être humain complet, distinct, unique et irremplaçable".

En avril 1996, Rosa Acuna, une femme mariée et déjà mère de deux fillettes, est venue consulter son gynécologue, Sheldon Turkish, pour des douleurs au  ventre. Après examen, le médecin lui a annoncé qu'elle était enceinte d'environ sept semaines.

Quelques jours plus tard, Mme Acuna est revenue au cabinet du gynécologue pour mettre fin à la grossesse. Mais peu après, elle a déposé plainte devant un juge local, accusant notamment le médecin de ne pas l'avoir informée qu'un avortement consistait à tuer "un membre de la famille".

"Pas l'ombre d'un consensus"

Après des années de procédures, l'affaire est remontée jusqu'à la cour suprême de l'Etat, qui a tranché en faveur du Dr Turkish. La loi "impose seulement au médecin de fournir aux patientes demandant un avortement des informations médicales, notamment les étapes du développement de l'embryon ou les risques médicaux liés à la procédure", explique la décision.

Cette loi "ne permet pas d'imposer à un médecin qui pourrait avoir un point  de vue scientifique, moral ou philosophique différent (...) de fournir à la  plaignante l'information qu'elle réclame", ajoute la décision, relevant qu'il  "n'existe pas l'ombre d'un consensus" dans le New Jersey pour déterminer le moment où un foetus peut être considéré comme une personne.

le 13 septembre 2007 à 07:46
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7 Commentaires

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  • Ventadour, le 13/09/2007 à 15h11

    L'embryon est un stade dans la formation de l'être humain qui est une dynamique (embryon, foetus, enfant....) , mais ce n'est pas une chose. On ne peut pas artificiellemnt fixer une date à partir de laquelle l'embryon passerait du statut de chose manipulable à celui d'être humain; ce serait dangereux pour tous les droits de l'homme en général si la société pouvait ainsi déterminer notre statut et nous faire basculer du statut de chose à être humain ou l'inverse. Simone Veil a déclaré, il y a peu, de l'embryon était bien une personne en formation. Je vous signale que les recherches sur les cellules souches non embryonnaires sont très avancées dans leurs perspectives thérapeutiques (sauf en France où l'on met tous les budgets sur les manipulations d'embryons qui ne donnent rien, sauf des produits....cosmétiques !).

  • Axel, le 13/09/2007 à 12h42

    Toujours aussi tarés ces américains !

  • Louis, le 13/09/2007 à 11h29

    Personne ne peut être la caution de la conscience d'une autre personne. Cette Rosa Acuna a donc doublement tort.

  • Moucki, le 13/09/2007 à 08h59

    Il me semble évident que l'être humain est distinct et vraiment une personne depuis sa conception. Il porte déjà en lui toutes les caractéristiques d'un être humain: gênes, cellules qui ne feront que se multiplier pour donner le petit homme.

  • Philippe, le 13/09/2007 à 08h40

    Si on me demande quand j'ai commencer à exister, il n'y a pas de doute...dès la conception!et j'ai toujours été un être humain, jamais une carotte ou un poisson!

  • Roussel, le 13/09/2007 à 08h37

    Elle est bien bonne celle-là ! Evidemment qu'on ne peut pas,sinon la légalisation de l'avortement devrait être nommée "génocide légal". On joue sur des mots mais surtout sur du velours,car finalement,si on lui fout la paix,à l'embryon,il ne va pas naître carotte ou navet ! On peut donc affirmer que la différence entre un avortement et un meutre de nouveau-né n'est qu'affaire de semaines et de nom. L'avortement supprime le devenir d'un être humain ce me semble non ? Trop facile et trop simple de lui donner le nom d'embryon pour s'en laver les mains ! Et pof ! A 12 semaines,il change ! Comme s'est pratique ! Comme c'est déculpabilisant! C'est rien!Pas un enfant! Juste un embryon! Cela m'a toujours énormément troublée que l'on ait le droit de l'un mais qu'on hurle à l'horreur et à la mère dénaturée de l'autre. Au fond,si l'on a le courage d'être vraiment honnête et sincère,quelle différence au fond ? Ceci dit,cette femme essaie bien évidemment de se soulager de sa culpabilité en désignant un autre coupable.Faut-il qu'elle en souffre !

  • Philippe, le 13/09/2007 à 08h34

    C'est tellement évident qu'il s'agit d'un être (réalité ) humain (qui vient de l'homme pour devenir un homme)vivant (qui a sa vie propre cf; in vitro) mais dépendant de son milieu (comme moi), qu'il y aurait déni de la réalité a ne pas vouloir le qualifier ainsi. Ce n'est pas condamner l'avortement puisqu'on peut décider que certain on droit de vivre et pas d'autre. on peut aussi l'appeler autrement, embryon, foetus...puis plus tard bébé, adolescent ... mais ça reste un être humain!

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