© TF1-LCI / AFP/T.ZoccolanLes autorités croyaient l'épidémie éradiquée. Pourtant un nouveau cas suspect de fièvre aphteuse a été détecté mercredi dans le Surrey, au sud-est de l'Angleterre, à environ 30 kilomètres du foyer où l'épidémie s'était déclarée début août. Une suspicion qui s'est vite transformée en certitude avec les résultats des premières analyses. En début d'après-midi, le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales a en effet confirmé qu'il s'agissait bien de la fièvre aphteuse. Le comité de crise Cobra devait se réunir dans l'après-midi. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a d'ores et déjà promis que le gouvernement ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour déterminer l'origine de ce nouveau cas de fièvre aphteuse.
Le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales a en tout cas mis en place une zone temporaire de contrôle de 3 kilomètres de rayon autour de la ville d'Egham et interdit tout mouvement de bétail en Angleterre, en Ecosse et au Pays-de-Galles. Le cheptel contaminé va lui être abattu. L'Union Européenne, qui venait de lever toutes les restrictions sur l'importation de viande britannique, a rétabli mercredi son embargo sur la viande, les produits laitiers et le bétail britanniques jusqu'au 15 octobre. Le ministère français de l'Agriculture a pour sa part annoncé le recensement de toutes les importations en France de bovins, ovins, caprins ou porcins en provenance du Royaume-Uni depuis le 22 août.
Les dernières restrictions levées
Sur la BBC, Debby Reynolds, chef des services vétérinaires, a également indiqué qu'un cas suspect de fièvre aphteuse sur des porcs dans le Norfolk, à l'est de l'Angleterre, était examiné mercredi après-midi, précisant toutefois que les autorités n'avaient pas de "forts soupçons". Une zone de contrôle des déplacements a été mise en place par précaution, a-t-elle ajouté.
La nouvelle tombe au plus mal pour l'agriculture britannique. Samedi, les autorités sanitaires avaient annoncé que l'épidémie apparue début août était définitivement éradiquée et avaient levé les dernières restrictions imposées sur le déplacement du bétail. Un rapport de l'Agence de veille sanitaire avait montré la veille que des manquements dans un laboratoire public avaient probablement été à l'origine des cas de fièvre aphteuse.
L'apparition des cas de fièvre aphteuse le 3 août dans deux exploitations du comté du Surrey avait provoqué l'abattage de près de six cents animaux, un boycott de l'Union européenne, et des centaines de millions de livres de pertes pour les éleveurs. La résurgence de la maladie avait réveillé le spectre de l'épizootie de 2001, qui avait provoqué l'abattage de dix millions d'animaux et des pertes pour l'économie évaluées à huit milliards de livres environ, soit 11,7 milliards d'euros.
D'après agence
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