ARCHIVES

Sarkozy veut révolutionner la recherche


le 21 septembre 2007 à 07h29
Temps de lecture
3min
TF1/LCI : Dans une maison de retraite

Dans une maison de retraite / Crédits : TF1/LCI

SantéIl s'est prononcé en faveur de la création d'une "structure nationale" de recherche sur Alzheimer, à l'occasion de la journée mondiale de la maladie.

Dans le monde, maladie d'Alzheimer et troubles apparentés affectent 24,3 millions de personnes et pourraient en toucher 81 millions d'ici 2040, car 4,6 millions de nouveaux cas par an sont enregistrés, soit un toutes les sept secondes. Face à ces enjeux, il n'y a "pas de temps à perdre". C'est le slogan choisi pour ce vendredi, décrété journée mondiale par Alzheimer's Disease International (ADI), qui chapeaute 75 associations nationales de malades.

Un slogan qui convient bien à Nicolas Sarkozy : à l'occasion de cette journée mondiale, il s'est prononcé en faveur de la création d'une "structure nationale" de recherche sur la maladie, lors d'un discours prononcé à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Et il a chargé la commission chargée de l'élaboration du Plan Alzheimer, dont il a évoqué quatre des premières propositions,  "d'examiner la possibilité de créer" une telle instance. Selon le chef de l'Etat, une structure nationale de recherche "pourrait être un département d'un grand organisme de recherche médicale". Et pas question "de créer une agence de plus, un 'machin' supplémentaire. Il s'agit au contraire de fédérer ce qui est aujourd'hui dispersé, de prévenir tout nouvel émiettement des ressources".

"La recherche, voilà la grande oubliée"

"La recherche, voilà la grande oubliée des plans précédents. Sans test diagnostic validé, sans traitement, il n'y a pas d'arrêt possible de l'évolution de la maladie", a estimé le chef de l'Etat. "La maladie d'Alzheimer a été moins bien traitée par la recherche française que d'autres maladies du cerveau, alors qu'elle est la maladie la plus fréquente. Je veux mettre un terme à cette situation anormale. Il faut refonder la recherche française en fédérant les immenses talents qu'elle abrite".

Diagnostic précoce et prise en charge sont en effet, aujourd'hui encore, les meilleures clés du traitement de ce mal. Car plus de cent ans après avoir été décrite par le médecin allemand Aloïs Alzheimer en 1906, cette maladie neurodégénérative qui entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire...) reste incurable.

En croissance dans le monde, la maladie est d'ores et déjà un problème majeur de santé publique en france. Principale cause de dépendance lourde des personnes âgées, la maladie d'Alzheimer frappe environ 600.000 personnes dans notre pays (860.000 si l'on compte aussi les syndromes apparentés). Le nombre de malades pourrait grimper à 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, avait souligné un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps), qui évoquait un "tsunami". 

D'après agence

Commenter cet article

      Nous suivre :

      Inde : un léopard sème la panique

      logAudience