© sxc.huDans le Pas-de-Calais, entre novembre 2003 et janvier 2004, une épidémie de légionellose sans précédent avait touché 86 personnes, dont 18 étaient décédées, dans l'ancien bassin minier lensois autour de l'usine pétrochimique Noroxo d'Harnes. Au bout de trois ans, la légionellose est de retour : trois nouveaux cas ont été détectés ces derniers jours, à Courcelles-lès-Lens, Harnes et Norrent-Fontes. Ce qui porte à huit le nombre de personnes touchées depuis le 27 août dans le département.
Sept des malades résident dans le bassin minier de Lens, dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, à Carvin, Courrières, Oignies, Sallaumines et Hénin-Beaumont. Le huitième cas, celui de Norrent-Fontes, près de Béthune, s'inscrit "dans une problématique différente", car "on est très éloigné du périmètre dans lequel se concentrent tous les autres cas", ont précisé les autorités. Les trois dernières personnes touchées - dont deux âgées de plus de 80 ans - ont été hospitalisées.
Les contrôles se poursuivent
D'où vient la contamination ? "Un certain nombre de contrôles ont déjà été faits, tous se sont révélés négatifs. Pour l'instant, on n'a pas établi de cause environnementale à ces cas de légionellose", a reconnu la préfecture. D'autres contrôles sont annoncés.
Les habitants des communes touchées sont invités à consulter rapidement leur médecin s'ils présentent les signes habituels de la maladie (fièvre, signes infectieux, toux, difficultés respiratoires). La légionellose, ou maladie du légionnaire, est une affection pulmonaire qui touche essentiellement les adultes et plus particulièrement les personnes fragilisées. La contamination se fait par voie respiratoire, par inhalation d'eau contaminée diffusée en aérosol (tours aéro-réfrigérantes, douches, bains bouillonnants).
D'après agence
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