Michel Polnareff, en concert sur le Champ de Mars pour le 14 juillet 2007, devant 600.000 spectateurs © M6Que votre musique expérimentale faite, pêle-mêle, des hurlements hystériques de votre sœur de 8 ans, de ronflements de votre chien et du son de l'autoroute, le tout couvert de votre voix pré pubère psalmodiant vos formules de chimie n'ait pas dépassé les murs du garage familial, a peut être sauvé votre vie. Car à en croire une étude de l'université John Moores de Liverpool publiée lundi dans la revue britannique Journal of Epidemiology and Community Health : les rock star ne font pas de vieux os. Pire, elles ont même deux fois et demi plus de (mal)chance de mourir dans les cinq premières années de leur gloire qu'un Américain ou un Européen moyen. Vous.
Pour établir ce constat, l'équipe de chercheurs a sélectionné 1.064 musiciens à partir d'un classement des 1.000 meilleurs albums réalisé en 2000 pour plusieurs genres comme le rock, la pop, le New Age, le punk, le rap, le R&B et la musique électronique. Au total, 100 stars, dont les célébrissimes Jimi Hendrix, Jim Morrison, Keith Moon, Brian Jones, Janis Joplin et Kurt Cobain, sont mortes entre 1956 et 2005, soit un taux de mortalité de 7,3% pour les femmes et de 9,6% pour les hommes.
Dévastatrices seventies
Sur les 25 ans écoulés à partir de leurs glorieux débuts, le risque de mort prématurée est 70% plus élevé pour ces stars que pour le reste de la population, et ce risque grimpe même à 240% durant les cinq premières années, les plus dévastatrices. Pour ceux qui ont connu la renommée dans les années 1960 et 1970, le taux de mortalité durant les cinq premières années de succès est même trois fois et demi supérieur (+350%) à la population de référence.
Et qui est responsable de plus du quart des décès ? Bingo. L'alcool et la drogue. Morale de l'étude formulée par les chercheurs : les responsables de santé publique devraient y réfléchir à deux fois avant d'engager une star de la musique pour une campagne de sensibilisation. "Quand le comportement d'une star de la musique est lié à un abus de substances à hauts risques, il est peu probable que des jeunes trouvent crédible le message de santé publique qu'elle tente de véhiculer", avertit l'étude.
(D'après agence)
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