Les stars du rock ne font pas de vieux os

le 04 septembre 2007 à 05h00 , mis à jour le 04 septembre 2007 à 07h25

Une rock star a deux fois plus de chance de mourir dans les 5 premières années de sa gloire qu'un occidental moyen.

Michel Polnareff, en concert sur le Champ de Mars pour le 14 juillet 2007, devant 600.000 spectateursMichel Polnareff, en concert sur le Champ de Mars pour le 14 juillet 2007, devant 600.000 spectateurs © M6

Que votre musique expérimentale faite, pêle-mêle, des hurlements hystériques de votre sœur de 8 ans, de ronflements de votre chien et du son de l'autoroute, le tout couvert de votre voix pré pubère psalmodiant vos formules de chimie n'ait pas dépassé les murs du garage familial, a peut être sauvé votre vie. Car à en croire une étude de l'université John Moores de Liverpool publiée lundi dans la revue britannique Journal of Epidemiology and Community Health : les rock star ne font pas de vieux os. Pire, elles ont même deux fois et demi plus de (mal)chance de mourir dans les cinq premières années de leur gloire qu'un Américain ou un Européen moyen. Vous.
 
Pour établir ce constat, l'équipe de chercheurs a sélectionné 1.064 musiciens à partir d'un classement des 1.000 meilleurs albums réalisé en 2000 pour plusieurs genres comme le rock, la pop, le New Age, le punk, le rap, le R&B et la musique électronique. Au total, 100 stars, dont les célébrissimes Jimi Hendrix, Jim Morrison, Keith Moon, Brian Jones, Janis Joplin et Kurt Cobain, sont mortes entre 1956 et 2005, soit un taux de mortalité de 7,3% pour les femmes et de 9,6% pour les hommes.

Dévastatrices seventies
 
Sur les 25 ans écoulés à partir de leurs glorieux débuts, le risque de mort prématurée est 70% plus élevé pour ces stars que pour le reste de la population, et ce risque grimpe même à 240% durant les cinq premières années, les plus dévastatrices. Pour ceux qui ont connu la renommée dans les années 1960 et 1970, le taux de mortalité durant les cinq premières années de succès est même trois fois et demi supérieur (+350%) à la population de référence.
 
Et qui est responsable de plus du quart des décès ? Bingo. L'alcool et la drogue.  Morale de l'étude formulée par les chercheurs : les responsables de santé publique devraient y réfléchir à deux fois avant d'engager une star de la musique pour une campagne de sensibilisation. "Quand le comportement d'une star de la musique est lié à un abus de substances à hauts risques, il est peu probable que des jeunes trouvent crédible le message de santé publique qu'elle tente de véhiculer", avertit l'étude.

(D'après agence)

le 04 septembre 2007 à 05:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Lili01, le 04/09/2007 à 10h35

    Je trouve que ce n'est pas une chance de mourir jeune( on meurt un jour), mais un risque( le plus tard possible). rire. Tout dépend comment on voit les choses! Mais pour moi la chance est égal au bonheur et le risque au malheur. J'ai peut être tort.Bonne journée.

  • Michel, le 04/09/2007 à 08h14

    Oui, c'est vrai. Médicalement parlant les tissus du corps se détériorent plus vite avec des dilatations artérielles plus intenses et ictères au foie par exemple.. Tabac, alcool, drogue etc......

  • Rockeuse, le 04/09/2007 à 08h02

    Alcool + drogue = rock, c'est pas le genre de racourci que l'on faisait fin 50 début 60, c'est un peu facile non ?

  • Brelandas, le 04/09/2007 à 08h02

    La plupart ont aujourd'hui leur culte qui ne repose que sur leur mort prématurée ou dramatique.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience