Deux juges au chevet des surriradiés d'Epinal

le 17 octobre 2007 à 10h35 , mis à jour le 17 octobre 2007 à 10h54

Chargés de l'affaire, les deux juges d'instruction parisiens doivent rencontrer mercredi les plaignants.

TF1/LCI - Traitement par radiothérapie à l'hôpital d'EpinalTraitement par radiothérapie à l'hôpital d'Epinal © TF1/LCI

L'affaire des surrirradiés d'Epinal prend une autre tournure ce mercredi. Les deux juges d'instruction parisiens chargés de l'affaire se rendent dans les Vosges pour rencontrer les plaignants. 721 malades auraient été directement contaminés par des accidents de radiothérapie dans cet hôpital.

Début septembre, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait annoncé dans Le Parisien que l'affaire d'Epinal était "plus grave que prévu". Elle avait annoncé 300 nouveaux cas, dû, selon l'Autorité de sûreté nucléaire à l'inadaptation d'un logiciel développé en 1989. Cette 3e erreur dans le service de radiothérapie "semble avoir été reproduite de façon systématique jusqu'en juillet 2000", avait constaté l'ASN.

Défaillance

Les deux précédentes erreurs -qui ont entraîné des surdoses chez plus de 400 patients- portaient l'une sur une mauvaise utilisation d'un autre logiciel de traitement (CADPLAN) et l'autre sur une utilisation excessive de l'imagerie de contrôle lors des séances de radiothérapie, précise le gendarme du nucléaire. Un numéro vert (0.800.636.636) destiné aux 4 500 patients qui ont fréquenté ce centre de radiothérapie depuis sa création en 1989 a été mis en place.

Selon un précédent bilan fourni le 10 juillet par l'hôpital Jean Monnet d'Epinal, 409 patients auraient été victimes d'une surirradiation de l'ordre de 8% et 24 autres d'un surdosage plus fort de 20%, dont cinq sont décédés. Ces surirradiations ont été provoquées par des défaillances à répétition dans l'utilisation du matériel de radiothérapie, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Un dysfonctionnement d'appareils Mevatron de Siemens

Les autorités sanitaires ont signalé mardi un dysfonctionnement dans certains appareils de radiothérapie Mevatron de la société Siemens, susceptible d'induire un traitement incorrect. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique avoir été informée par la société Siemens de la possibilité de survenue d'un dysfonctionnement concernant les accélérateurs de radiothérapie Mevatron, dont le numéro de série est inférieur à 3094. Lorsque ce dysfonctionnement se produit, un message d'erreur --  (Interlock)#51 - "Position de champs mâchoire" -- s'affiche, signifiant que la  position des mâchoires n'est pas correcte (pour recevoir ce genre de traitement très ciblé).

(D'après agence)

le 17 octobre 2007 à 10:35
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience