Manifestation d'internes en médecine à Paris le 24 octobre 2007 © TF1/LCIAprès un mois de grève, les internes sont en train d'obtenir gain de cause. Le gouvernement va présenter un amendement préconisant des mesures "incitatives" à l'installation de médecins dans les zones sous-médicalisées et excluant "tout déconventionnement", comme le réclament les internes en grève, a indiqué jeudi le ministère de la Santé.Les syndicats d'internes ont aussitôt salué cette annonce, en prévenant toutefois qu'ils ne lèveraient leur grève qu'après le vote de l'amendement à l'Assemblée nationale et la tenue d'assemblées générales dans les hôpitaux samedi et dimanche.
Le nouvel amendement est destiné à remplacer l'article 33 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) actuellement examiné par les députés et contre lequel les internes en médecine sont en grève depuis près d'un mois. Il prévoit "des mesures d'adaptation, notamment incitatives" pour encourager les médecins libéraux à s'installer dans des zones où ils ne sont pas assez nombreux, mais exclut "tout déconventionnement" des médecins qui ne joueraient pas le jeu, contrairement au projet initial. Ces mesures devront être "définies après concertation des organisations les plus représentatives des étudiants en médecine, des internes, des chefs de clinique, et des médecins récemment diplômés ou installés, avec l'Union des caisses d'assurance maladie" (Uncam, sécurité sociale), précise l'amendement.
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