Manifestation d'internes en médecine à Paris le 24 octobre 2007 © TF1/LCIInternes et étudiants en médecine ont conclu un accord avec le gouvernement rendant possible la fin de leur grève, après une importante manifestation à Paris mercredi contre toute limitation du nombre de praticiens dans les zones "surdotées", selon les syndicats. Peu après la fin de cette manifestation, des sources syndicales ont fait état d'un accord avec le ministère de la Santé pour amender le projet de budget 2008 de la Sécurité sociale (PLFSS).
"Cet amendement exclut les 'mesures dangereuses' et met en place une véritable politique constructive et incitative. Le gouvernement nous prend pour un partenaire responsable" a déclaré Fabien Quédeville, président du SNJMG (jeunes médecins généralistes), à la sortie du ministère. Une fois l'amendement voté, "le mouvement prendra fin à la signature du protocole d'accord en début de semaine prochaine" entre cinq syndicats ayant appelé à manifester et le gouvernement, a ajouté Chloé Moulin, porte-parole de l'Anemf (étudiants en médecine).
Conventionnement
En grève depuis près d'un mois, les internes réclamaient le retrait des dispositions du budget de la Sécurité sociale pour 2008, visant notamment à limiter l'installation des médecins libéraux dans les zones où ils sont déjà suffisamment nombreux. Ainsi, le PLFSS demande aux syndicats médicaux de négocier avec l'assurance maladie pour adapter "aux besoins de santé sur le territoire" les règles de conventionnement qui relient les médecins libéraux à la "Sécu" et permettent aux patients de bénéficier des tarifs remboursables.
Pour certains grévistes, le projet du gouvernement cachait ses véritables intentions: en utilisant la menace du déconventionnement, il favoriserait l'émergence d'une population de praticiens dont les consultations ne pourraient être remboursées aux patients que par le biais d'assurances privées.
"Liberté d'installation garantie"
Mercredi matin, une source parlementaire avait fait savoir que le gouvernement pourrait accepter une modification des articles incriminés lors du débat à l'Assemblée. "Un amendement parlementaire visant à supprimer la référence au conventionnement pourrait être déposé", avait ainsi déclaré mercredi Yves Bur (UMP), l'un des rapporteurs du PLFSS. "Le gouvernement est d'accord pour qu'on ne parle plus de conventionnement", a-t-il ajouté, en précisant cependant que le nouveau dispositif n'était pas encore complètement calé.
Roselyne Bachelot avait assuré mardi que "la liberté d'installation sera(it) garantie". "Le gouvernement n'est pas sur ce sujet fermé à la discussion. Nous acceptons même l'idée de laisser une marge pour amender notre texte", avait-elle dit.
(D'après agence)
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