Image d'archives © TF1/LCILes députés ont autorisé lundi soir, dans le cadre du projet de budget de la sécu pour 2008 les médecins des centres de planification ou d'éducation familiale à pratiquer des interruptions volontaires de grossesses par voie médicamenteuse.
Jusqu'à présent, seuls les médecins de ville liés par une convention ad hoc avec un établissement de santé peuvent actuellement - hors établissements de santé -, effectuer ces IVG. La loi autorise l'IVG médicamenteuse dans les 49 jours qui suivent la date des dernières règles.
42% des IVG sont des pilules abortives
Cette disposition "contribuera à réduire les difficultés rencontrées par les femmes souhaitant interrompre leur grossesse" car "les centres de planification constituent des structures particulièrement accessibles et connues des femmes les plus vulnérables" (femmes en difficulté et jeunes filles), souligne l'exposé des motifs de l'article voté. Les députés de l'opposition (PS, PCF et Verts) se sont félicités de cette mesure.
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot a annoncé que le forfait de l'IVG chirurgicale non revalorisé depuis 2004 sera relevé au 1er mars 2008. 42 % des IVG pratiquées en France sont des IVG médicamenteuses (environ 90 000 actes) et seules, 16% d'entre elles (15 000) ont été pratiquées par des médecins de ville en 2006, selon cet exposé.
D'après agence
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