Le "déjà vu", une question de lobe cérébral...

le 07 novembre 2007 à 16h22 , mis à jour le 07 novembre 2007 à 16h40

Deux zones du cerveau sont sollicitées pour mémoriser les événements. Et l'une d'elles, révèle une étude, enregistre seulement ses aspects généraux.

TF1/LCI Images de synthèse de l'activité d'un cerveauImages de synthèse de l'activité d'un cerveau © TF1-LCI

C'est une situation qui vous rappelle étrangement un autre événement, tellement similaire en apparence - un souvenir qui vient se superposer au présent... Auriez-vous déjà vécu la même chose ? Serait-ce le souvenir d'une prémonition ? Sensation dérangeante... mais désormais tout à fait explicable. Une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Neurosciences, révèle que l'une des deux zones du cerveau sollicitée pour faire appel à la mémoire enregistre seulement les aspects généraux d'un événement, ce qui pourrait expliquer que des personnes sont persuadées de se rappeler d'un fait qui ne s'est jamais produit.

La mémoire humaine n'est pas similaire à celle d'un ordinateur, à savoir qu'elle n'est pas totalement exacte tout le temps, souligne le principal auteur de cette recherche, le Dr Roberto Cabeza, un neurologue de l'école de médecine de l'université Duke, en Caroline du nord. Le lobe temporal médial, situé à la base du cerveau, se focalise sur des faits spécifiques relatifs à l'événement tandis que le réseau pariétal, qui se trouve sur le haut du cerveau, en mémorise l'essentiel... mais sans détail.

Ce que révèle l'IRM

Pour comprendre pourquoi des personnes peuvent être aussi certaines de se rappeler d'événements imaginaires, ces neurologues ont scanné le cerveau de volontaires en parfaite santé mentale avec un IRM, un système d'imagerie par résonance magnétique, alors qu'ils étaient soumis à des tests reconnus de mémoire réelle et imaginée.

Ces examens ont révélé que les sujets très sûrs de leur mémoire montraient un accroissement de l'activité cérébrale dans le lobe temporal médial qui mémorise de nombreux détails très spécifiques et concrets d'un événement. En revanche, les sujets s'étant aussi montrés certains de leur mémoire au sujet d'événements qui se sont avérés imaginaires avaient une plus grande activité cérébrale dans le réseau pariétal frontal.

D'après agence

le 07 novembre 2007 à 16:22
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