© INTERNELe 28 décembre 1967, la loi Neuwirth libéralise la contraception. Depuis cette date, le taux d'utilisation de la pilule chez les femmes de 20 à 44 ans n'a cessé d'augmenter, passant de 5% en 1970 à 37% en 1978, pour atteindre 60% aujourd'hui, relève mardi un rapport de l'Institut national d'études démographiques (Ined). Cela se traduit par une meilleure "maîtrise de la fécondité" : le taux des naissances "bien programmées", souhaitées "à ce moment-là", est passé de 59% en 1970 à 83% en 1995.
Grossesse : les antalgiques associés à risque d'infertilité masculine
L'usage par des femmes enceintes d'antalgiques légers comme le paracétamol, l'aspirine ou l'ibuprofène va de pair avec une augmentation des troubles de la reproduction chez l'enfant mâle.
Publié le 09/11/2010
Il reste cependant 15 à 20% de naissances "mal planifiées, ou non désirées (...) aucune méthode contraceptive n'étant totalement fiable", remarque l'Institut, évaluant le "taux d'échec" de la pilule ou du stérilet entre "5 et 6%". La France a par ailleurs enregistré environ 210.000 interruptions volontaires de grossesse en 2004. Si on les ajoute au nombre de naissances non désirées, "la part des grossesses ‘non désirées' atteint un quart (24%)", selon l'Ined. Enfin, si on additionne ces grossesses "non désirées" et les naissances "mal planifiées" ou survenues alors que la femme "n'y pensait pas", on estime à un tiers (36%) la part des grossesses "non prévues".
Le développement de la contraception a également permis aux futurs parents de "programmer" la naissance de leur enfant. Ils peuvent notamment se fixer des conditions, en particulier d'ordre matériel : "90% des femmes et 84% des hommes considèrent qu'il est ‘très important' que l'un des deux au moins ait un travail stable", avant d'avoir leur enfant.
Exigences
"Les couples ont aussi plus d'exigences quant au moment précis où doit survenir la naissance", remarque l'Ined. Les enfants très rapprochés sont en particulier devenus rares. En 1965, près d'une seconde naissance sur cinq survenait dans l'année civile qui suivait la première naissance, contre 6% dans les années 90. "L'espacement idéal", selon l'Ined, entre les deux premiers enfants serait ainsi de 3 ans.
"Les préférences [pour la période de naissance des enfants, NDLR] se portent principalement sur le printemps, saison considérée comme la plus agréable pour avoir un enfant", poursuit l'Institut. Il rappelle toutefois que la conception reste "un évènement aléatoire", le délai entre l'arrêt de la contraception et le début de la grossesse pouvant varier de un à douze mois.
D'après agence
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