Encore un tiers des grossesses imprévu

le 26 novembre 2007 à 18h25 , mis à jour le 26 novembre 2007 à 18h36

Quarante ans après la libéralisation de la contraception, la fécondité est mieux contrôlée en France mais une grossesse sur trois reste "imprévue". Explications de l'Institut national d'études démographiques.

femme enceinte ventre grossesse (DR) © INTERNE

Le 28 décembre 1967, la loi Neuwirth libéralise la contraception. Depuis cette date, le taux d'utilisation de la pilule chez les femmes de 20 à 44 ans n'a cessé d'augmenter, passant de 5% en 1970 à 37% en 1978, pour atteindre 60% aujourd'hui, relève mardi un rapport de l'Institut national d'études démographiques (Ined). Cela se traduit par une meilleure "maîtrise de la fécondité" : le taux des naissances "bien programmées", souhaitées "à ce moment-là", est passé de 59% en 1970 à 83% en 1995.

Plus d'infos

Il reste cependant 15 à 20% de naissances "mal planifiées, ou non désirées (...) aucune méthode contraceptive n'étant totalement fiable", remarque l'Institut, évaluant le "taux d'échec" de la pilule ou du stérilet entre "5 et 6%". La France a par ailleurs enregistré environ 210.000 interruptions volontaires de grossesse en 2004. Si on les ajoute au nombre de naissances non désirées, "la part des grossesses ‘non désirées' atteint un quart (24%)", selon l'Ined. Enfin, si on additionne ces grossesses "non désirées" et les naissances "mal planifiées" ou survenues alors que la femme "n'y pensait pas", on estime à un tiers (36%) la part des grossesses "non prévues".
 
Le développement de la contraception a également permis aux futurs parents de "programmer" la naissance de leur enfant. Ils peuvent notamment se fixer des conditions, en particulier d'ordre matériel : "90% des femmes et 84% des hommes considèrent qu'il est ‘très important' que l'un des deux au moins ait un travail stable", avant d'avoir leur enfant.

Exigences

"Les couples ont aussi plus d'exigences quant au moment précis où doit survenir la naissance", remarque l'Ined. Les enfants très rapprochés sont en particulier devenus rares. En 1965, près d'une seconde naissance sur cinq survenait dans l'année civile qui suivait la première naissance, contre 6% dans les années 90. "L'espacement idéal", selon l'Ined, entre les deux premiers enfants serait ainsi de 3 ans.

"Les préférences [pour la période de naissance des enfants, NDLR] se portent principalement sur le printemps, saison considérée comme la plus agréable pour avoir un enfant", poursuit l'Institut. Il rappelle toutefois que la conception reste "un évènement aléatoire", le délai entre l'arrêt de la contraception et le début de la grossesse pouvant varier de un à douze mois.

D'après agence

le 26 novembre 2007 à 18:25
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5 Commentaires

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  • Sandy35, le 27/11/2007 à 11h00

    Aujourd'hui, c'est devenu un concours de vitesse pour commencer sa vie sexuelle.. Résultat: Des jeunes filles non informées et des jeunes hommes peu consciencieux.... Baucoup n'ont pas la maturité de savoir ce qu'engendre une vie sexuelle avant de la commencer....

  • Karine, le 27/11/2007 à 10h45

    Je trouve qu'il y a encore trop "d'accident" et donc trop d'avortement surtout chez les jeunes.Il y a quand même beaucoup de moyens contraceptifs à l'heure actuel.La personne qui tombe enceinte,c'est qu'elle a voulu.L'avortement devrait être accepter et tolérer en cas de malformation,de viol ou en cas de problème avec le préservatifs.Pour les autres,ils n'ont qu'a bien se tenir et pour plus de précaution,pilule et préservatif.

  • Pardi, le 27/11/2007 à 10h43

    Voilà un tiers qui réjouira le clergé catholique, apostolique et romain.

  • Michel, le 27/11/2007 à 10h13

    Supprimez les allocations et les primes de maternité et vous verrez les grossesses imprévues seront mieux gérées. Statistiques sociales.

  • Brelandas, le 27/11/2007 à 08h51

    Sans compter le nombre d'oublis de pilule. Ceci dit s'il y avait eu la pilule dans les années 50 je ne serais sans doute pas ici.

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