© TF1-LCIL'Organisation mondiale de la santé a émis vendredi l'hypothèse d'une transmission de l'homme à l'homme du virus de la grippe aviaire, après l'infection inexpliquée en Chine de deux membres d'une même famille. La maladie a été diagnostiquée chez le père d'un jeune homme de 24 ans décédé le 2 décembre dans la province du Jiangsu, à l'est de la Chine, après avoir montré des symptômes de la grippe aviaire, a indiqué l'OMS.
L'agence des Nations unies retient trois hypothèses pour expliquer l'apparition de la maladie chez le père et le fils : soit leur infection par un même animal, soit la transmission entre eux, soit l'exposition à deux animaux infectés différents, a indiqué John Rainford, porte-parole de l'organisation. Ce dernier a toutefois relevé que les transmissions de l'homme à l'homme étaient très rares. L'OMS a déjà mentionné trois cas, au Vietnam, au Cambodge et en Indonésie, mais ces contaminations ne se sont pas étendues au-delà d'une personne.
Pas de contacts avec des poulets morts
La victime chinoise, désignée sous le nom de Lu, n'a pas eu de contact avec des poulets morts avant son décès, selon les services de santé de la province de Jiangsu, cités dimanche par l'agence de presse Chine nouvelle. Aucun foyer de grippe aviaire touchant la volaille n'a d'autre part été signalé dans la province, selon les services vétérinaires locaux. Sur les 26 cas d'infection humaine par le virus H5N1 de la grippe aviaire confirmés jusqu'ici en Chine, 17 ont été mortels.
L'OMS craint qu'une mutation du virus H5N1 et une transmission de l'homme à l'homme ne provoquent une pandémie catastrophique à l'instar de la grippe espagnole qui avait tué 40 millions de personnes en 1918. Dans le monde, 336 personnes ont contracté le virus H5N1 depuis 2003, dont 207 y ont succombé. La plupart des cas humains ont été relevés en Asie, mais la maladie a également été détectée au Moyen-Orient et au Nigeria.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



