© sxc.huL'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé jeudi soir un premier cas humain de la grippe aviaire au Pakistan : l'homme, originaire de la région de Peshawar (dans le Nord-Ouest du pays), n'avait pas été en contact directement avec des volailles contaminées. "Cela évoque une transmission limitée du virus de l'homme à l'homme", a déclaré John Rainford, le porte-parole de l'organisation. Pour autant, le risque de contamination généralisée a été écarté et aucun signe de mutation du virus H5N1 n'a été constaté. "La menace" pour l'humanité n'a pas changé, a pointé le porte-parole.
L'homme, âgé de 25 ans, est mort le 28 novembre, sept jours après avoir commencé à souffrir de problèmes respiratoires. De telles contaminations interhumaines ont été signalées ces derniers mois au Vietnam, au Cambodge et en Indonésie et ne se sont pas propagées au-delà d'une personne. Un même cas suspecté en Chine a été démenti au début du mois par les autorités chinoises. Les experts redoutent qu'une mutation du virus H5N1, le rendant très contagieux, ne provoque une pandémie comme celle de la grippe espagnole qui a tué des dizaines de millions de personnes en 1918.
Quatre frères
Le 15 décembre, Islamabad avait annoncé les six premiers cas d'infection humaine par le virus H5N1 au Pakistan, et le premier décès. Un seul de ces cas, celui de la personne décédée, a été pour l'heure confirmé par l'OMS dans des laboratoires du Caire et de Londres. Il s'agit de l'un des quatre frères d'une même famille atteints de cas avérés ou suspects de grippe aviaire entre le 29 octobre et le 21 novembre. Ces frères se sont soignés mutuellement et sont restés étroitement en contact à la maison puis à l'hôpital, selon une enquête des autorités pakistanaises citée par l'OMS. Les personnes avec qui ces malades ont été en contact n'ont pas été elles-mêmes contaminées, ce qui plaide contre une mutation du virus, a souligné John Rainford.
"Rien n'indique que le virus ait évolué vers une forme qui pose un risque plus grand", a-t-il insisté. "Si c'était le cas, nous aurions constaté davantage de transmissions du virus à l'homme", a ajouté le porte-parole, précisant que le séquençage du virus recueilli au Pakistan se poursuit en laboratoire. Toutefois, "il faut surveiller les éventuels cas humains là où il y a des flambées épidémiques parmi les volailles". Au 26 décembre, l'OMS a dénombré depuis 2003 342 cas de grippe aviaire dans 13 pays, dont 211 mortels.
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