
Partager cet article : Envoi à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
le 15 janvier 2008 à 18h16, mis à jour le 15 janvier 2008 à 22:51
Trois intersyndicats de médecins hospitaliers sur quatre ont signé mardi un protocole d'accord avec le ministère de la Santé sur le rachat de la moitié des jours de RTT. D'autres organismes, mécontents, ont déposé des préavis de grève pour jeudi.
Image d'archives © sxc.huBilan mitigé après la réunion entre les médecins hospitaliers et le ministère de la Santé. Trois intersyndicats (CMH, INPH, Snam-HP) ont signé un protocole d'accord avec le gouvernement sur le rachat de la moitié des jours de RTT accumulées par les personnels hospitaliers. Mais un quatrième, la Coordination des praticiens hospitaliers (CPH), a pour sa part refusé. Or, cet organisme affirme représenter 40% des médecins.
Le protocole d'accord prévoit notamment le rachat de la moitié des journées stockées sur des Comptes épargne temps (CET) au prix de 300 euros par journée. Selon le ministère, les 33.000 praticiens hospitaliers ont stocké environ 1,6 million de journées. Le coût de cette mesure, qui sera financée par l'Etat et les établissements hospitaliers, est estimé à 350 millions d'euros par le ministère de la Santé.
"La somme de 300 euros est loin de la valeur actuelle d'une journée d'un médecin hospitalier, qui est plus proche de 420 euros", a expliqué Pierre Faraggi, le président de la CPH. "Nous devons donc travailler plus pour gagner moins", a-t-il ironisé. Il a par ailleurs regretté la "médiatisation de la question des CET, qui peut laisser penser que tout se passe bien entre le gouvernement et les syndicats, et qui passe sous silence d'autres problèmes plus consistants comme la rémunération de la permanence des soins".
Eviter les grèves
La concertation comporte une autre négociation, parallèle, du ministère de la Santé avec les représentants des personnels non médicaux (infirmières, aides-soignantes...) : elle porte sur un total de 4 millions de jours de congés accumulés dans des CET par l'ensemble des salariés de l'hôpital, soit environ 42 jours par médecin et 3,5 par agent hospitalier. Quelque 23 millions d'heures supplémentaires ont également été stockées, faute d'effectifs suffisants. La ministre espère aboutir à un accord avec les huit syndicats d'agents hospitaliers non médecins lors d'une séance de négociation prévue le 22 janvier.
Le gouvernement souhaitait éviter la grève des soins non urgents que les urgentistes (Amuf) et anesthésistes (SNPHJAR), déjà en grève symbolique depuis Noël, ont menacé de lancer à partir de jeudi. Mais ces deux syndicats sont membres de la CPH : ils vont donc probablement maintenir leur préavis. D'autant que la CGT Santé, premier syndicat de personnels non médicaux à l'hôpital, a appelé ses troupes à participer à la grève des fonctionnaires prévue le 24 janvier. Urgentistes et anesthésistes, voire d'autres syndicats de médecins réunis dans la CPH, pourraient aussi les rejoindre.
D'après agence
Chargement en cours...
et 
Exclusif LCI - Du lundi au vendredi, le directeur de la rédaction de l'Express analyse et décortique l'événement ...
Grand banditisme, prises d'otages, protection, observation, formation... les 380 gendarmes du GIGN sont sur le qui vive ...
Invité du Blog politique, Daniel Cohn-Bendit a répondu à vos questions. L'agitateur de mai 68, devenu respectable ...

L'art-thérapie : derrière ce néologisme se dissimule une technique nouvelle qui s'impose peu à peu dans certaines unités de soins palliatifs ; il s'agit d'aider les patients à lutter contre la souffrance chronique grâce à l'art.

Les chambres d'hôtes ont de plus en plus la cote. Au grand dam des hôteliers, qui y voient une concurrence déloyale.

500.000 colons vivent à Jérusalem et en Cisjordanie, en décalage avec ce que prône le droit international. Et l'Autorité palestinienne affirme qu'elle ne retournera pas à la table des négociations sans un gel complet de la colonisation.
