Bachelot : "Non aux médicaments en supermarchés"

Par M.D. (avec agence), le 15 janvier 2008 à 12h21 , mis à jour le 15 janvier 2008 à 12h57

La ministre de la Santé s'est déclarée opposée à la vente de médicaments en grandes surfaces. Elle a également indiqué que les téléphones portables pour enfants n'étaient "pas utiles".

TF1/LCI médicaments santéDivers médicaments © Médiathèque de la Commission européenne

"Il n'est pas question de banaliser le médicament. On ne va pas vendre des médicaments entre une boîte de petits pois et une botte de carottes". Roselyne Bachelot n'a pas mâché ses mots, mardi sur RMC Info, pour réaffirmer son opposition à la vente de médicaments en grandes surfaces. C'est "une question de santé publique et de protection du consommateur", a-t-elle assuré.

"Le médicament n'est pas un produit banal", a expliqué la ministre de la Santé, évoquant ses indications, contre-indications et effets secondaires, y compris pour les médicaments vendus sans ordonnance. Et d'insister : "Il s'agit que le médicament soit vendu dans un environnement sécurisé".

Portable pour enfants "pas utile"

La ministre a par ailleurs estimé mardi que le téléphone portable pour le jeune enfant "n'est pas utile", conseillant aux parents "de ne pas acheter ce genre d'appareils". Une question qu'elle veut toutefois aborder "avec prudence", notant que le téléphone portable est aussi "un élément d'alerte" pour les parents. "Ce que nous savons des études n'est pas concluant dans le signe de la dangerosité", a déclaré Roselyne Bachelot, rappelant avoir néanmoins "en vertu du principe de précaution", missionné l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) pour faire le point sur le sujet. "Si les études - mais elles n'en prennent pas le chemin - étaient concluantes (dans le sens de la dangerosité, NDLR), bien évidemment nous interdirions cela", a-t-elle ajouté.

La ministre s'est enfin félicitée du respect de l'interdiction de fumer par "l'immense majorité" des patrons de cafés, y compris à la campagne, malgré "certains irréductibles". Elle a rappelé que les études réalisées dans les pays qui ont interdit la cigarette "montrent qu'à terme la fréquentation des lieux de convivialité n'est pas perturbée, bien au contraire".

Prescriptions sous influence

Selon une étude de l'UFC-Que Choisir publiée mardi, "les médecins ne prescrivent pas toujours les médicaments les moins chers, voire même les plus efficaces". Des résultats déjà constatés dans une précédente étude, publiée en septembre dernier. Conséquence : "sur seulement 5 classes de médicaments (14 % des prescriptions de ville) et à qualité de soins au moins équivalente, 1 milliard d'euros aurait pu être économisé de 2002 à 2006, soit 200 millions par an", note l'association de consommateurs. "La prescription est trop largement influencée par l'industrie pharmaceutique, note l'UFC-Que Choisir. (...) Elle oriente la prescription des médecins. La pression de la visite médicale des laboratoires sur les médecins est ainsi plus élevée en France que dans les autres pays européens." Et d'appeler les autorités à mettre en place "1700 visiteurs médicaux publics dont le coût annuel est estimé à 200 millions d'euros, et qui pourrait être financé par la taxe sur les laboratoires pharmaceutiques".


 

Par M.D. (avec agence) le 15 janvier 2008 à 12:21
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12 Commentaires

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  • Scribx, le 15/01/2008 à 17h40

    C'est amusant ça ! Il faudrait que Bachelot dise dans ce cas à Sarkozy que le portable pour son fils de 10 ans Louis n'est pas utile...

  • Ray, le 15/01/2008 à 17h31

    Médicament non remboursé = médicament inéfficace, donc à vendre en supermarché!il faut rester cohérente Roselyne!

  • Jf malecki, le 15/01/2008 à 15h43

    J'espere que madame la minixtre tiendra sa parole et que le gouvernement ne fera pas le contraire.Le choix d'un aliment a peut d'influence sur la santé.mais pour acheter un medicament le conseil du pharmacien est imperatif, il questionne le patient car le medicament s'il vous soulage s'il vous guerri il peut avoir de graves conséquences sur l'etre humain, la pharmacie doit garder sa compétence LA SANTE NE DOIT PAS PASSER PAR LES SUPER MARCHES MADAME LA MINISTRE JE VOUS DONNE RAISON. Demain pourquoi pas un médecin aux caisses du super marché A écouter certains leaders de super marché chez eux on rase gratis...... CELA A BIEN CHANGE SUGGESTIONS Regardons a quoi sont du les certaines fractures, exemple (des bornes de securité sur les passages pietons places publique pas toujours aux normes). coséquznces DE NOMBREUSES FRACTURES les mairies devraient rembourser la sécu. Accidents de ski une prise en charge par les assurances SERAIT NORMALE Suivant l'établissement hospitalier pour une fracture on peut avoir une radio une echographie et un scanner faut il rentabiliser le matériel. Il y a beaucoup de doublons il faudrait une commission compétente

  • Nidan, le 15/01/2008 à 14h37

    Madame Bachelot n'a pas à dire si les téléphones pour enfants sont utiles ou pas ! Elle doit dire au contraire s'ils sont dangereux ou pas. Elle doit demander des études dignes de se nom ...

  • Alain, le 15/01/2008 à 14h23

    Soignons les pharmaciens, ce sont nos électeurs !

  • Nathalie, le 15/01/2008 à 14h14

    Je ne vois pas très bien en quoi une pharmacie est un environnement sécurisé pour acheter des médicaments sans ordonnance. Souvent, les personnes ne sont pas conseillées et achètent librement ce qu'elles souhaitent et nous sommes assez grands pour lire une notice. Il s'agit surtout d'un problème de concurrence qui nuirait aux pharmaciens et à leur business juteux, je pense. De plus, même lorsqu'un médicament est prescrit sur ordonnance, il est possible de le ré-utiliser sans prescription quelques mois plus tard, les quantités étant toujours plus importantes que le besoin (contrairement à l'Espagne où la quantité exacte est remise - découpe aux ciseaux du nombre de gélules).

  • Michel, le 15/01/2008 à 14h09

    Normal. Ce serait un dérapage non-contrôlé.

  • DUPONT, le 15/01/2008 à 14h00

    Santé publique ??? Il vaut mieux se soigner soi même et moins cher que pas du tout. Cette ministre ne vit pas en France, c'est évident !!!

  • Bruno, le 15/01/2008 à 13h59

    Le lobby des pharmaciens serait il plus grand que le lobby des Epiciers de centre ville, que celui des anciennes stations essence ou que celui des bureau de tabac pour empecher le gouvernemetn de mettre els medicaments en supermarché sachant que la concurence jouant les prix seraient forcement a la baisse donc bos pour nous et la securité sociale ? Pouruqoi Madame Bachelot ? Pour en pas banaliser ? Arretez vous em faites trop rire !!!

  • Viviane, le 15/01/2008 à 13h56

    Me Bachelot pourrait dire au président que son fils ne devrait pas avoir de portable, comme ca il ne serait pas importuné...! et par contre bien entendu, "belle reprise" pour sauvegarder les bénéfices mirobolants des pharmacies-épiceries...!

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