Nouveaux cas de surexposition à l'hôpital d'Epinal

le 29 janvier 2008 à 22h12 , mis à jour le 29 janvier 2008 à 22h17

Ces neuf cas ont été décelés à la suite de la mise en place d'un dispositif de surveillance médicale des anciens patients. Ils sont liés à des erreurs "qui n'ont rien à voir entre elles ni avec les précédentes" fautes recensées, qui avaient abouti à la surirradiation de plus de 4.900 patients entre 1987 et 2006.

Hôpital d'EpinalHôpital d'Epinal © TF1/LCI

Neuf nouveaux cas de surexposition ont été décelés au Centre hospitalier d'Epinal à la suite de la mise en place d'un dispositif de surveillance médicale des anciens patients, a annoncé mardi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ils sont liés à deux erreurs "qui n'ont rien à voir entre elles ni avec les précédentes" fautes recensées, qui avaient abouti à la surirradiation de plus de 4.900 patients entre 1987 et 2006, a indiqué à l'AFP le Dr Jean-Marc Simon, radiothérapeute de la Pitié-Salpêtrière détaché à l'hôpital d'Epinal pour l'organisation de la surveillance des patients surdosés.
 
L'ASN a été informée des cas de huit patientes traitées en juillet et août 1993 pour un cancer du sein, "qui auraient été surexposées à la suite d'une erreur de paramétrage des faisceaux faisant suite à l'installation d'un nouvel accélérateur". Ces huit femmes ont reçu une dose supérieure de 20% à ce qui était prescrit, mais deux d'entre elles ont vu leur traitement interrompu très rapidement, dès la détection de l'erreur, a indiqué le Dr Simon. Deux des patientes ont succombé, mais "leur mort n'est pas liée à la surexposition", celle-ci ne concernant aucun organe vital, a assuré le radiothérapeute. "Le seul effet secondaire du surdosage dans les cas présents est une modification cutanée", a-t-il affirmé.
 
"Les nouveaux cas ne doivent pas entacher la réouverture du service"
 
Le neuvième signalement fait à l'ASN le 16 janvier concerne une patiente traitée en 1998 pour un cancer du sein, puis en 2003 pour une métastase osseuse dorsale. "La moelle épinière avait déjà été irradiée en 1998, ce dont on aurait dû tenir compte lors du traitement de l'épine dorsale" pour éviter des "risques de paralysie", a expliqué Jean-Marc Simon. La patiente ainsi surexposée est "handicapée moteur depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. Ce dernier accident est "unique", selon le Dr Simon.
 
Quelque 4.900 personnes ont été surexposées à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal entre 1987 et 2006, dont 24 très fortement pendant le traitement d'un cancer de la prostate entre mai 2004 et août 2005. Cinq d'entre elles sont mortes. Parmi ces patients, dont le suivi médical "est en cours", selon l'ASN, 550 remplissent les critères pour être indemnisés et la moitié d'entre eux l'a déjà été. L'ASN confirme qu'elle procédera "en 2008, comme en 2007, à l'inspection de l'ensemble des centres de radiothérapie en France". Le service de radiothérapie de l'hôpital Jean Monnet d'Epinal doit rouvrir "dans les semaines qui viennent", chapeauté par le centre Alexis Vautrin de Nancy, a indiqué Jean-Marc Simon, pour qui "les nouveaux cas ne doivent pas entacher la réouverture du service".
 

(D'après agence)

le 29 janvier 2008 à 22:12
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